Candidature unique en master : détails sur le calendrier et les modalités pour 2023

Par Amélie Petitdemange, publié le 15 Novembre 2022
7 min

Pour entrer en master, le processus change. Vous ne passerez plus par les plateformes e-candidat, propres à chaque université. Désormais, tout va se passer sur une plateforme de candidature unique en master. Le dépôt des vœux ouvrira le 1er mars 2023. L'Etudiant fait le point.

A partir de 2023, toutes les candidatures en master se feront sur une plateforme unique. Jusqu’alors, les étudiants devaient postuler auprès de chaque université via e-candidat. Cette nouvelle plateforme, qui ouvrira en février, rassemble par ailleurs toute l’offre de master en France, et remplacera donc le site Trouvermonmaster.

Si des arbitrages sont encore en cours concernant la forme exacte que prendra ce site, voici quelques informations concernant le calendrier et les modalités de candidature.

Détails du calendrier de la plateforme de candidature unique en master

A partir de février 2023, les masters seront détaillés sur la plateforme unique de candidature. Vous pourrez postuler entre le 1er mars et le 3 avril. Puis du 7 avril au 12 juin, les commissions pédagogiques étudieront les dossiers. Durant cette période, les établissements pourront organiser des oraux ou des examens, en complément du dossier de candidature. Si tel est le cas, vous en serez informé lors du dépôt de votre candidature puis l’établissement vous contactera directement sur la plateforme pour vous convier à cette épreuve.

"Les modalités de recrutement ne sont pas modifiées. La différence, c’est que tout se passe sur une plateforme nationale, avec un calendrier national et une gestion nationale de nos listes d’attente", explique Patrick Courilleau, vice-président Formation et vie étudiante à CY Cergy Paris université.

Les résultats seront publiés le 19 juin. Ce sera alors le début de la phase principale, qui s’étendra jusqu’au 17 juillet. C’est lors de cette phase que vous devrez définitivement choisir votre master.

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Trois jours pour valider votre choix de master

Plusieurs cas de figure seront possibles. Si vous n’êtes accepté nulle part alors que vous avez obtenu votre licence, vous pourrez entamer une procédure de saisine auprès du rectorat pour faire valoir votre droit à la poursuite d’études. Vous pouvez aussi être accepté dans un ou plusieurs masters. Vous aurez alors trois jours pour valider votre choix dans un seul master.

Au bout de ces trois jours, de nouvelles places vont donc se libérer et les étudiants recevront de nouvelles propositions, et ce pendant toute la phase principale. Après ces trois premiers jours, le délai pour valider une formation dans laquelle vous êtes accepté passe à une journée.

"Si l’étudiant ne répond pas dans les temps, il est déclaré démissionnaire. Mais j’ai tendance à penser qu’il y aura un système de rattrapage si un étudiant était dans l’impossibilité de se connecter pendant cette phase", précise Patrick Courilleau au sortir d’une réunion de présentation de la plateforme.

Possibilité de déposer jusqu'à 15 vœux sur la plateforme unique de candidature en master

Cette année, il n’y aura pas de phase complémentaire. En contrepartie, vous pourrez faire jusqu'à 15 vœux en formation initiale et 15 vœux en apprentissage. Le ministère de l’Enseignement supérieur prévoit a priori d’instaurer une phase complémentaire l’année suivante et de réduite à deux fois 10 vœux.

Les vœux ne seront pas hiérarchisés. Une décision saluée par la Fage, fédération d’associations étudiantes. France universités, qui représente les présidents d’universités, était quant à elle favorable à une hiérarchisation, qui pourrait selon elle accélérer l’attribution des places. Le processus pourrait d’ailleurs être revu après cette première année d’essai de la plateforme.

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Un dossier commun à tous les masters

Concrètement, la plateforme se présentera avec différents onglets. Vous pourrez consulter l’offre de formation, déposer vos documents, et candidater en formation initiale et en formation en apprentissage. Une partie des pièces justificatives seront communes à toutes les formations. Ce dossier comprendra votre civilité, votre contact, votre CV, et éventuellement un justificatif de stage ou d’expérience professionnelle et la mention d’une situation particulière, par exemple si vous êtes sportif de haut niveau ou en situation de handicap. "Si vous êtes en situation de handicap, cette information n’est pas transmise à la commission des vœux. Cela permet d’anticiper une prise en compte de la situation s’il est accepté", précise Patrick Courilleau.

En plus de ce dossier commun, les formations demanderont des pièces complémentaires, qu’elles choisiront parmi une liste prédéfinie. Il s’agira par exemple d’une lettre de motivation, des relevés de notes, d’un certificat de langues, d’un book pour une formation en art…

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Des demandes d'informations complémentaires selon les masters

Enfin, les masters pourront, s’ils le veulent, demander deux autres pièces complémentaires qui ne seraient pas dans la liste.

Par ailleurs, un onglet sera utilisé pour préciser une information à la demande de l’université. "L'université pourra par exemple demander la moyenne sur les derniers semestres, ou le niveau de langue dans le cas d’un master international. Ainsi, il sera possible de voir d’un coup d’œil si le dossier doit être examiné. Si l’étudiant a cinq en anglais et postule à un master bilingue, ce n’est peut-être pas la peine. A contrario, cela peut aussi faire ressortir un dossier indispensable", souligne Patrick Courilleau.

Mieux répartir les étudiants entre les formations

Pour Guillaume Gellé, vice-président de France Universités, ce nouveau processus devrait "optimiser le nombre de places". "Même dans les masters en tension, il reste parfois des places à la fin du processus de candidature, car certains candidats oublient de se désinscrire et bloquent une place. Quand on se rend compte que la place ne sera pas occupée, il est trop tard pour la réattribuer", explique-t-il.

Patrick Courilleau s’attend également à "un travail d’affectation beaucoup plus efficient". "Au 15 juillet, nous saurons déjà qui va s’inscrire dans notre université, contre fin août voire début septembre avec l’ancien système", affirme-t-il. Selon lui, les saisines de rectorat provenant d’étudiants sans master devraient donc baisser en 2023.

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