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Témoignage

Annabelle, diplômée en psychologie : “La pratique m’a aidée à trouver un travail”

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Annabelle, neuropsychologue, diplômé de l'université de Poitiers. // © Photo fournie par le témoin
Annabelle, neuropsychologue, diplômé de l'université de Poitiers. // © Photo fournie par le témoin

Annabelle, titulaire d’un master de psychologie à l'université de Poitiers, a fait ses premières armes en neuropsychologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, d’abord en stage, puis en CDD. Depuis, elle officie à l’hôpital de Poitiers, et cumule recherche et enseignement.

"Mon rêve d'enfant était d'être médecin." Annabelle, 26 ans, est aujourd'hui neurospyschologue. "En sortant du lycée, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire, mais j'ai été attirée par la psychologie", explique Annabelle qui, après un bac ES au lycée Victor-Hugo de Poitiers (86), s'inscrit en L1 de psychologie à l'université de sa ville.

Le déclic arrive en deuxième année

C'est en deuxième année qu'elle découvre la neuropsychologie, et là, c'est le "déclic". Elle décide de poursuivre dans cette voie. "Je me suis renseignée pour pouvoir choisir un master qui corresponde", se souvient la jeune diplômée. À la fin de sa L3, Annabelle choisit un master professionnel TCL, "troubles de la cognition et du langage". En master, Annabelle, qui doit faire plus de 500 heures de stages, met un premier pied dans le monde hospitalier. Loin des amphis, elle choisit de faire son stage au service de neurochirurgie à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Elle découvre l'univers des blocs opératoires.

"Quand on est étudiant, on ne s'imagine pas à quel point le décalage entre les connaissances théoriques et la pratique professionnelle est immense. C'est la différence majeure entre découvrir une pathologie en cours et être confronté à cette même pathologie avec un patient", précise-t-elle. Face aux patients, la jeune fille apprend à prendre du recul sur leur détresse psychologique. Elle développe sa pratique.

Le stage lui ouvre les portes de la Pitié

Annabelle prend rapidement des responsabilités dans le service. "J'assistais aux interventions au bloc opératoire et je devais contrôler les réflexes du patient au moment où il se faisait enlever sa tumeur au cerveau. Je vérifiais s'il n'avait pas des troubles du langage en lui posant des questions et en lui montrant des images qu'il devait nommer. Il faut être vigilant, car au moindre signe critique, on doit suspendre l'intervention et remettre la personne sous anesthésie."

À la fin de son stage, et son diplôme en poche, Annabelle décroche un CDD (contrat à durée déterminée) à temps partiel de 2 ans dans le service de neuropsychologie de la Pitié-Salpêtrière. En parallèle, elle décide de poursuivre ses études, et s'engage dans un doctorat à l'université Paris 8. "Cela demande une certaine organisation, j'essaye de faire les deux. Je pense qu'avoir fait une thèse sur les tumeurs cérébrales me donnera une réelle expertise plus tard."

Lettre de recommandation à l'appui

Son CDD terminé, Annabelle cherche à nouveau du travail. Elle repère une annonce pour un CDI (contrat à durée indéterminée) à temps plein sur le site de l'hôpital de Poitiers et postule. "Je suis arrivée à l'entretien avec une lettre de recommandation de la Salpêtrière. Cela m'a clairement aidée."

Embauchée en 2014, Annabelle rêve aujourd'hui de combiner son travail à l'hôpital, de continuer la recherche et d'aider les étudiants... Car, depuis 1 an, elle est chargée de TD en psychologie du développement pour les étudiants en première année de psychologie à Poitiers et elle espère bien continuer.

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