Témoignage

"Je suis contente d'avoir quelque chose, c'est rassurant" : trois étudiants racontent la phase d'admission sur Mon Master

La plateforme Mon Master délivre ses premières réponses.
La plateforme Mon Master délivre ses premières réponses. © NanSan/Adobe Stock
Par Amélie Petitdemange, publié le 13 juin 2024
5 min

La phase d'admission de Mon Master a ouvert mardi 4 juin. Les universités envoient petit à petit leurs réponses aux candidats, jusqu'au 24 juin. Trois étudiants témoignent chacun d'un cas de figure différents.

Rebecca, Cindy et Alhassan ont tous les trois postulé sur la plateforme Mon Master. Depuis le 4 juin, ils reçoivent les retours des universités sur les candidatures. Si Rebecca a été reçue dans son premier choix de master dès l'ouverture, Cindy a d'abord été sur liste d'attente, avant de recevoir des propositions d'admission. Alhassan, de son côté, est toujours dans l'incertitude d'avoir un master l'an prochain. Pour l'Etudiant, ils témoignent de leur parcours et de leurs choix.

Rebecca, admise en master, a "accepté définitivement"

Rebecca a obtenu une licence de droit en 2022, à l'université de Bourgogne (Dijon), avec 12 de moyenne. Après une année sabbatique pour faire le point sur son parcours universitaire, elle s'est inscrite en licence AES (Administration économique et sociale), dont elle a validé la première année avec près de 16 de moyenne.

Rebecca a été acceptée en master.
Rebecca a été acceptée en master. © Photo fournie par le témoin.

L'étudiante a déposé cinq candidatures sur Mon Master, dont quatre dans son université. Elle a postulé dans deux masters MEEF, mais aussi dans un master AES et dans deux masters de droit.

Alors que la plateforme devait ouvrir à 9 heures, Rebecca reçoit un mail à 6 heures lui annonçant qu'elle a une proposition de master. A 7 heures, elle parvient déjà à accéder à la plateforme. Elle découvre qu'elle est acceptée en master AES Gestion et gouvernance de l'entreprise, à l'université de Bourgogne.

"C'était mon premier choix ! J'ai accepté tout de suite, sans même réfléchir", raconte l'étudiante. Elle a par ailleurs été refusée en master de droit fiscal, une formation particulièrement sélective, et en master de droit public. "Le master de droit public m'a refusée sur le motif que je n'aurais pas le niveau nécessaire à la rentrée. Je pense qu'ils n'ont pas regardé mon dossier, et qu'ils n'ont pas vu que j'avais déjà validé une licence de droit avant de m'inscrire en première année d'AES", raconte Rebecca.

Cindy, admise en master, a "accepté provisoirement"

Cindy, étudiante en licence LEA (langues étrangères appliquées) à l'université d'Artois, a déposé pas moins de 14 candidatures pour entrer en master MEEF, dans des universités de tout le territoire. Elle a également postulé dans d'autres masters, notamment Métiers de l'édition et du livre, afin de multiplier ses chances. Chaque année, plusieurs centaines d'étudiants se retrouvent en effet sans admission, certains masters étant très demandés.

Les deux premiers jours de la phase d'admission, l'étudiante ne reçoit aucune proposition d'admission. "J'ai fait défiler mes vœux, j'étais en attente dans tous les masters MEEF, et refusée dans les autres. A l'université de Montpellier, j'étais 2.500e sur la liste ! J'étais stressée", témoigne l'étudiante, qui a terminé son dernier semestre avec 11,6 de moyenne.

Le jeudi, elle reçoit enfin une réponse positive de l'université de Lille. Cindy est acceptée dans les quatre masters MEEF de l'université : Arras, Gravelines, Outreau, et Villeneuve d'Ascq. "Je suis très contente d'avoir quelque chose, c'est rassurant", raconte-t-elle.

L'étudiante devait donner une réponse à l'établissement avant minuit. Son choix porte finalement sur le campus d'Arras où la jeune femme y réside déjà.

Elle n'a accepté que provisoirement, dans l'espoir qu'une place se libère dans un de ces premiers choix. "Dans l'idéal, j'aimerais déménager dans le sud. Je vais voir si un de mes vœux en liste d'attente se débloque", ajoute Cindy, qui a notamment postulé à Marseille et Toulouse.

Alhassan n'a pas encore reçu d'admission

Alhassan a obtenu sa licence de psychologie à l'université de Bordeaux. Le jeune homme de 20 ans a déposé huit candidatures, toutes dans des masters de Psychologie clinique. Il a postulé dans plusieurs universités : celle de Bordeaux, mais également à Paris Nanterre, à Strasbourg, à Nîmes et à Nice.

L'étudiant a un projet particulier, car il compte déposer un dossier de césure dans le master où il sera accepté, afin de réaliser un service civique à l'étranger. Il poursuivra ensuite dans le master en question, mais le fait de postuler dès maintenant lui permettra de conserver son statut d'étudiant. Un projet qui dépendra évidemment des réponses des établissements.

Alhassan a validé ses années entre 12 et 13 de moyenne, mais les masters en psychologie font partie des plus sélectifs. Les taux d'accès affichés sur Mon Master varie entre 1% et 6%.

"La plupart de mes vœux ont été refusés et je suis en liste en d'attente pour trois masters", témoigne Alhassan. Le 4 juin, premier jour de la phase d'admission, il était 40e sur la liste d'attente de l'université de Bordeaux, qui représentait son seul espoir. A la fin de la semaine, il était remonté à la 30e place.

Mais le jeune homme pense avoir plus de chance d'être accepté à l'université de Strasbourg : le vendredi, il était passé de la 90e à la 50e place. "L'université de Bordeaux est plus demandée, la liste est plus lente. Je pense finalement avoir plus de chances d'être accepté à Strasbourg", témoigne-t-il. Il ne songe pas à intégrer son troisième vœu en liste d'attente, car il est 400e, à l'université de Nîmes.

Les places se libéreront petit à petit jusqu'au 24 juin, dernier jour de la phase d'admission. Si l'étudiant n'a aucune proposition d'admission, il pourra participer à la phase complémentaire, du 25 juin au 31 juillet.

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