La semestrialisation et les ECTS

Par Violaine Miossec, publié le 22 Decembre 2008
2 min

Depuis la rentrée 2006, l’ensemble des universités françaises ont intégré le LMD (licence, master, doctorat). Le nouveau système d’organisation des études est désormais bien installé, même s’il reste quelques points à régler.

Deuxième grande nouveauté apportée par la réforme : la semestrialisation.

Des crédits capitalisables à vie…

 
Théoriquement, les études sont désormais organisées en semestres et non plus annuellement : une licence s’effectue en six semestres, un master en quatre semestres et un doctorat en six semestres. Chacun de ces semestres est constitué d’unités d’enseignement (UE) auxquelles est affecté un certain nombre de crédits ECTS (European Credit Transfert System). Un crédit représente un certain volume d’heures de cours, de travail personnel, de stages… Un semestre permet d’acquérir 30 crédits, et pour obtenir un master, il faut valider 120 crédits. Les crédits sont capitalisables à vie, et transférables d’une université à une autre. Cette mesure doit donc normalement favoriser la mobilité des étudiants.

… Mais peu "monnayables"

 

En réalité, jusqu’à présent, la réforme n’a eu que peu d’impact sur la mobilité étudiante. Les crédits ECTS souffrent en effet d’un manque de crédibilité en dehors des frontières de l’université qui les a délivrés, si bien qu’ils restent difficilement "monnayables". Par ailleurs, en France, les universités n’ont pas encore vraiment fait le pas d’une véritable organisation semestrielle, puisque le statut étudiant (inscription, Sécurité sociale, logement…) reste annuel. On se rend compte aujourd’hui que favoriser la mobilité passe aussi par d’autres leviers, notamment les aides financières.

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