À Stockholm, Louis a adopté le mode de vie suédois

Par Jean-Marc Engelhard, publié le 16 Octobre 2018
7 min

Étudiant en marketing des vins et spiritueux, Louis a passé trois mois à Stockholm, de juin à août dernier, pour son stage de fin d’études. L’occasion pour lui d’apprécier 
l’ouverture d’esprit des Suédois et la beauté des paysages scandinaves.

Il aura passé des journées devant son ordinateur avant de trouver un logement, condition sine qua non au stage qu’il voulait faire en Suède. "C’est le point noir à Stockholm, raconte Louis, étudiant à l’INSEEC. Il y a très peu de locations. À force de recherches, j’ai fini par trouver sur Facebook un grand appartement à sous-louer pour 7.000 couronnes par mois (678 €) dans une résidence universitaire entourée de verdure, précisément dans mes dates."

Une spécialisation en vin et spiritueux

Il faut dire que l’étudiant de 22 ans, originaire de Chaumont (52), était motivé. "L’un de mes copains est établi à Stockholm depuis plusieurs années et j’ai eu la chance de venir le voir à plusieurs reprises. Moi qui préfère la nature à la ville, j’ai été séduit par Stockholm, tant par son atmosphère que par l’ouverture d’esprit de ses habitants", raconte-t-il. C’est l’une des raisons qui l’ont conduit à s’accrocher à son "rêve suédois". Mais pas la seule.

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"J’ai fait tout mon cursus dans le vin, dont un stage dans un domaine viticole en Grèce. Je voulais le conclure dans le secteur des spiritueux", explique ce futur titulaire d’un MBA management et marketing du vin et des spiritueux de ­l’INSEEC, qui, après son bac S, a obtenu un BTS (brevet de technicien supérieur) vini­culture-œnologie, puis un Bachelor commercialisation des vins et spiritueux à l’INSEEC.

Un stage dans une distillerie suédoise

Une quête rapidement couronnée de succès puisque Mackmyra, la seconde entreprise qu’il sollicite, lui ouvre les portes de sa distillerie de whisky. "C’est une entreprise d’une quarantaine de personnes, fondée en 1999, qui fabrique artisanalement du whisky. Ses fondateurs ont été les premiers à installer une distillerie en Suède", précise Louis. Et la langue, au fait ? "Je ne parle pas le suédois mais, ici, tout le monde parle l’anglais couramment, de l’écolier à la grand-mère !", souligne-t-il.

À la découverte du travail à la suédoise

Une petite demi-heure : c’est le temps qu’il fallait à Louis pour rallier la Gare centrale et son bureau situé dans l’Epicenter, un immeuble ultramoderne où sont installées de nombreuses start-up. Et l’innovation n’y est pas un vain mot. "Certains salariés ont une puce implantée sous la peau. Elle sert à payer à la cafétéria, à passer les portillons de sécurité et fait office de carte d’entrée à la salle de sport", relate le jeune assistant marketing, qui, sous la houlette de la responsable du marketing monde, était notamment chargé de la rédaction des newsletters et du contenu du site Web.

Louis a bénéficié pendant son stage du rythme de travail à la suédoise : il avait beaucoup de temps libre, de quoi visiter la capitale !
Louis a bénéficié pendant son stage du rythme de travail à la suédoise : il avait beaucoup de temps libre, de quoi visiter la capitale ! // © Sanna Lindberg pour l'Étudiant

Louis apprécie la con­cep­­­tion du travail à la suédoise : "Les rapports ne sont pas fondés sur la hié­rarchie, il y a beaucoup d’échanges, ­chacun apporte sa pierre à l’édifice. Très vite, on m’a fait confiance", constate-t-il.

Un temps de travail à la carte

Autre source d’étonnement : l’organisation du temps de travail, presque à la carte. "Chacun s’organise en fonction de ses contraintes personnelles. Par exemple, certains arrivent très tôt vers 7 heures, et repartent à 15 heures. Le vendredi, les bureaux se vident tôt car, aux beaux jours, il est d’usage de prendre du temps pour préparer son week-end !", remarque-t-il. Bref, le présentéisme n’est pas dans les mœurs suédoises. "Ce qui ne nuit pas à l’efficacité, au contraire", assure Louis, qui, de ce fait, a eu du temps libre.

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"J’en ai profité pour passer du temps avec mes amis qui habitent sur place et fréquenter la communauté française, importante ici, mais surtout je me suis beaucoup promené à pied", raconte-t-il.

Profiter à plein de l’été !

Sans oublier de faire du sport (comme tous les Suédois), de se baigner dans l’un des bras de la mer Baltique, ou d’y admirer des couchers de soleil magiques. "Dans un pays aux hivers rudes, les gens profitent à plein de l’été. Ils sortent, organisent des barbecues. Il y a une véritable effervescence et de la joie de vivre", note Louis, qui a regagné la France fin août. Au programme : un mois de vendanges avant la reprise de son stage chez Mackmyra depuis la France jusqu’à fin novembre. Une manière de garder le lien avec la Suède.

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