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Enquête

L’emploi après un master en droit-éco-gestion : une insertion globalement bonne

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Le secteur du droit, de l’économie et de la gestion est, avec celui des sciences, celui qui offre la meilleure insertion à ses titulaires de master, deux ans et demi après leur diplôme. Avec toutefois des résultats moins bons pour les filières AES et science politique.

Voir ci-dessous l'explication des 9 indicateurs.

Ce qu'il faut en retenir

Indicateurs au vert, donc, pour les sciences de gestion, qui cumulent le taux de chômage le plus bas (7 %), peu d'emplois précaires et les salaires les plus haut (32.100 €). Bilan positif également pour les sciences éco, avec des taux d'insertion, d'emplois stables et des rémunérations supérieures à la moyenne. En sciences juridiques, près de deux titulaires de masters sur trois poursuivent leurs études après leur diplôme. Mais ceux qui choisissent la vie active s'insèrent plutôt correctement.

La situation est plus mitigée pour les masters AES (administration économique et sociale) : 11 % de taux de chômage, mais surtout une certaine déqualification, puisque 18 % d'entre eux occupent un poste de type "employé", avec à la clé le salaire le plus bas de ce secteur : 28.700 € par an.

Mais ce sont les diplômés en filières science politique qui ont le plus de mal à s'insérer : 15 % d'entre eux sont au chômage et 41 % occupent un emploi précaire (CDD, etc.) deux ans et demi après leur sortie de la fac. Des chiffres qui expliquent sans doute que dans cette spécialité, un titulaire de master sur deux préfère enchaîner sur un autre diplôme...

Méthodo : les 9 indicateurs de notre enquête
Pour élaborer notre graphique, nous nous sommes appuyés sur l'enquête nationale du ministère de l'Enseignement supérieur portant sur l'insertion des masters 2, deux ans et demi après l'obtention de leur diplôme et parue en novembre 2013. Nous en avons utilisé 9 indicateurs, détaillés ci-dessous.

Le taux de poursuite d'études après un master 2 (indicateur 1) : il varie selon les filières de 9 à 68 %. Attention : les indicateurs suivants n'intègrent pas ces élèves qui ont poursuivi après un M2.

Le taux d'insertion (indicateur 2) : il représente le pourcentage des diplômés occupant un emploi, quels qu'ils soient, sur l'ensemble des diplômés présents sur le marché du travail. Sa différence par rapport à 100 % représente donc le taux de chômage (indicateur 3).

La part de cadres et de professions intermédiaires (indicateur 4) : elle représente le pourcentage de personnes exerçant un emploi de type ingénieur, cadre, profession libérale, personnel de la catégorie A de la fonction publique. Ce sont les emplois qu'il est d'usage d'exercer avec un bac+5. Mais il tient aussi compte des emplois intermédiaires de type techniciens, agents de maîtrise, personnel B de la fonction publique, etc., qu'on occupe d'habitude après un bac+2 ou 3. L'enquête ne fait malheureusement pas la différence entre ces deux catégories d'emploi. Au niveau national, on sait qu'environ un quart des personnes représentées par cet indicateur occupent un emploi intermédiaire, mais ce chiffre varie selon les facs et les spécialités. En revanche, la différence entre cet indicateurs et 100 % représente la part de personnes très déqualifiées (indicateur 5) par rapport à un bac+5 : employés de bureau, de commerce, personnel de service, ouvriers ou personnel C de la fonction publique. Tous ces emplois n'exigent au maximum que le niveau bac.

La part d'emplois stables (indicateur 6) : il représente le pourcentage de diplômés en CDI, les fonctionnaires, les professions libérales, indépendantes et les chefs d'entreprises. Les autres occupent un emploi précaire (indicateur 7) : CDD, vacataires, intérimaires, etc.

La part d'emploi à temps plein (indicateur 8) : celui-ci peut dépendre des débouchés de chaque famille de masters. En effet, certains secteurs et certaines professions emploient plus de personnes vacataires ou à temps partiel que d'autres.

Le salaire annuel brut (indicateur 9) : ce dernier est calculé à partir du salaire mensuel net, primes comprises, correspondant aux valeurs médianes sur les emplois à temps plein.

Le guide des Masters, Mastères et MBAA LIRE
Qu'il s'appelle master professionnel, master recherche ou mastère spécialisé, ce dernier cycle d'études reste bien souvent le gage d'une meilleure insertion dans le monde professionnel. 

Le guide des Masters, Mastères et MBA - De Yaël Didi et Violaine Miossec

Sommaire du dossier
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