1. L’emploi après un master en lettres-langues-arts : attention, insertion difficile !
Enquête

L’emploi après un master en lettres-langues-arts : attention, insertion difficile !

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Un chômage élevé, beaucoup d'emplois déqualifiés ou précaires… le secteur Lettres-langues-art est celui qui collectionne les plus mauvais indicateurs d'entrée sur le marché du travail, comme le montre notre infographie interactive.

Voir ci-dessous l'explication des 9 indicateurs.

Ce qu'il faut en retenir

Les voyants sont au rouge pour ce grand domaine disciplinaire : 16 % de taux de chômage en langues et littératures étrangères, 19 % en arts, et ce, deux ans et demi après le diplôme. Sans compter 34 % d'emplois très déqualifiés (de type “Employés”) en langues et littératures anciennes, 29 % en langues et littératures étrangères et en LEA (langues étrangères appliquées) ! Et 56 % d'emplois précaires en FLE (français langue étrangère), 45 % en arts et en littérature générale et comparée. Logique que les salaires à l'issue de ces diplômes soient parmi les moins élevés de la fac...

Méthodo : les 9 indicateurs de notre enquête
Pour élaborer notre graphique, nous nous sommes appuyés sur l'enquête nationale du ministère de l'Enseignement supérieur portant sur l'insertion des masters 2, deux ans et demi après l'obtention de leur diplôme et parue en novembre 2013. Nous en avons utilisé 9 indicateurs, détaillés ci-dessous.

Le taux de poursuite d'études après un master 2 (indicateur 1) : il varie selon les filières de 9 à 68 %. Attention : les indicateurs suivants n'intègrent pas ces élèves qui ont poursuivi après un M2.

Le taux d'insertion (indicateur 2) : il représente le pourcentage des diplômés occupant un emploi, quels qu'ils soient, sur l'ensemble des diplômés présents sur le marché du travail. Sa différence par rapport à 100 % représente donc le taux de chômage (indicateur 3).

La part de cadres et de professions intermédiaires (indicateur 4) : elle représente le pourcentage de personnes exerçant un emploi de type ingénieur, cadre, profession libérale, personnel de la catégorie A de la fonction publique. Ce sont les emplois qu'il est d'usage d'exercer avec un bac+5. Mais il tient aussi compte des emplois intermédiaires de type techniciens, agents de maîtrise, personnel B de la fonction publique, etc., qu'on occupe d'habitude après un bac+2 ou 3. L'enquête ne fait malheureusement pas la différence entre ces deux catégories d'emploi. Au niveau national, on sait qu'environ un quart des personnes représentées par cet indicateur occupent un emploi intermédiaire, mais ce chiffre varie selon les facs et les spécialités. En revanche, la différence entre cet indicateurs et 100 % représente la part de personnes très déqualifiées (indicateur 5) par rapport à un bac+5 : employés de bureau, de commerce, personnel de service, ouvriers ou personnel C de la fonction publique. Tous ces emplois n'exigent au maximum que le niveau bac.

La part d'emplois stables (indicateur 6) : il représente le pourcentage de diplômés en CDI, les fonctionnaires, les professions libérales, indépendantes et les chefs d'entreprises. Les autres occupent un emploi précaire (indicateur 7) : CDD, vacataires, intérimaires, etc.

La part d'emploi à temps plein (indicateur 8) : celui-ci peut dépendre des débouchés de chaque famille de masters. En effet, certains secteurs et certaines professions emploient plus de personnes vacataires ou à temps partiel que d'autres.

Le salaire annuel brut (indicateur 9) : ce dernier est calculé à partir du salaire mensuel net, primes comprises, correspondant aux valeurs médianes sur les emplois à temps plein.




Le guide des Masters, Mastères et MBAA LIRE
Qu'il s'appelle master professionnel, master recherche ou mastère spécialisé, ce dernier cycle d'études reste bien souvent le gage d'une meilleure insertion dans le monde professionnel.

Le Guide des Masters, Mastères et MBA - De Yaël Didi et Violaine Miossec  

Sommaire du dossier
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