Il veut devenir enseignant... il reste (quelques) places à saisir

Par Emmanuel Vaillant, publié le 12 Mars 2009
2 min

Entre les réductions annoncées du nombre de postes et la réforme de la formation et de l’accès aux concours, la période est plutôt troublée pour les candidats aux métiers de l’enseignement. Dans ce contexte assez peu réjouissant, quelques espoirs demeurent...

Bonne nouvelle : d’ici à 2012, près de 18 000 enseignants par an partent en retraite et font place aux jeunes générations de profs. Mauvaise nouvelle : la période de restrictions budgétaires cumulées à la baisse, depuis dix ans, des effectifs d’élèves dans les établissements scolaires (– 4,5 %) relativise ces perspectives d’emploi. Après les 11 200 postes non renouvelés en 2008, 13 500 autres devraient l’être en 2009, dont 7 500 dans l’enseignement secondaire. Conséquences : le nombre de postes ouverts aux CAPES (certificats d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré), toutes spécialités confondues, est passé de 9 200 en 1999 à 5 095 au prochain concours 2009.

Pour les enseignants du primaire, dont les recrutements étaient plutôt stables depuis une décennie, seulement 6 577 postes sont ouverts en 2009 au CRPE (concours de recrutement des professeurs des écoles), ce qui marque une baisse de près de 30 % par rapport à l’année précédente.

Dans ce contexte assez peu réjouissant, les candidats aux métiers de l’enseignement peuvent légitimement s’inquiéter sur leurs perspectives d’emploi. Vu l’offre des postes aux différents CAPES comme au CRPE, il n’y a certes pas de quoi pavoiser. Or quelques espoirs demeurent… en comptant sur la baisse du nombre de candidats aux concours ayant des effectifs importants.
 

Des places restent toutefois à saisir
 

Entre 1998 et 2008, on est passé, en lettres modernes, de 5 à 4,3 candidats pour un poste, en maths de 7 à 4,4 candidats pour un poste, ou encore en histoire-géographie de 9 à 7,8 candidats pour un poste. Deux phénomènes expliquent cette désaffection. D’une part, le nombre d’étudiants dans les licences menant aux concours de l’enseignement, des maths aux lettres modernes, a fortement baissé depuis dix ans.

D’autre part, le métier d’enseignant en collège ou en lycée souffre d’une mauvaise image (manque de reconnaissance, salaires insuffisants, conditions d’enseignement difficiles…) qui décourage les candidats. Mais pour ceux qui résistent à la morosité ambiante, des places sont à saisir, notamment dans les disciplines littéraires et scientifiques.

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