Pour quel master en santé opter ?

Par Éléonore de Vaumas, publié le 30 Avril 2020
6 min

Un poste à responsabilité dans le secteur de la santé vous intéresse ? Tour d’horizon des formations à bac+5 qui peuvent vous y conduire.

En santé, il y a les médecins, infirmiers, dentistes, sages-femmes, mais aussi tous les autres secteurs d’activité, comme le paramédical, la pharmacie, la santé publique, l’ingénierie médicale. Avec un niveau élevé d’études, vous pouvez accéder aux hautes sphères du management et des postes à responsabilité. La crise du coronavirus va engendrer aussi des besoins pour penser l'organisation et le management des services de santé.

Les masters universitaires pour une professionalisation rapide

Le master "santé publique" vise à former des professionnels de la santé publique en faisant appel à de nombreuses sciences : épidémiologie, économie de la santé, éthique, statistique, évaluation en santé, etc. La première année est commune à tous les parcours, avec la possibilité de débuter sa pré-spécialisation dès le deuxième semestre. Du choix de vos UE dépendra votre spécialisation en M2.

Ce master permet une excellente intégration professionnelle grâce à de multiples débouchés dans le secteur sanitaire et médico-social, comme chargé d’études statistiques, directeur de clinique, data manager, responsable qualité, coordonnateur de réseau de santé, etc.

Le master "ingénierie de la santé" s’attache à délivrer les compétences techniques et méthodologiques vous permettant de devenir des experts de la gestion de données cliniques ou des risques chimiques et toxicologiques, du marketing de produits de santé. Les parcours s’articulent autour de périodes d’enseignements théoriques et pratiques en stage (11 mois cumulés). Certains sont même proposés en alternance.

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Les masters recherche pour se spécialiser

Le master "biologie santé" conduit tout droit à la recherche biomédicale, à condition que vous le complétiez avec un doctorat. À l’instar des autres masters, la spécialisation est progressive et s’amplifie en deuxième année, avec la possibilité de choisir entre plusieurs parcours. À l’issue de votre (long) parcours, vous pourrez prétendre à des postes d’ingénieur R&D dans de grands établissements publics (universités, INSERM, CNRS, INRA) ou dans le domaine privé (industrie pharmaceutique, cosmétique, sociétés de biotechnologie, etc.).

Le master "science du médicament" est un passage obligé si vous souhaitez acquérir les connaissances nécessaires à la recherche et au développement des médicaments à usage humain ou animal. Ce master vise à préparer les étudiants à assumer des fonctions de chercheur, d’ingénieur, de responsable de bureau d’études dans les secteurs des industries du médicament et des produits de santé.

Pour engager un deuxième cycle universitaire dans le domaine de la santé, il vous faudra être titulaire d’un bac+3 sciences de la vie (médecine, biologie, pharmacie,), sciences de l’environnement statistique, chimie et pharmacie. À ce niveau d’études, il est en effet difficile d’intégrer un programme sans avoir préalablement suivi des enseignements liés à la santé. Le gros du contingent des étudiants est ainsi issu de formations scientifiques ou de santé. Des mises à niveau sont parfois proposées en chimie et biologie pendant la première année de formation. L’accès à un master universitaire s’effectue généralement sur dossier, accompagné d’un entretien dans certains UFR.

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L'EHESP : la voie royale

Il est possible d’obtenir un bac+5 en passant par une école. Prestigieuse, l’EHESP (École des hautes études en santé publique) est la référence. C’est l’une des trois écoles françaises de la fonction publique administrative. Le catalogue des masters en santé publique y est particulièrement étoffé, avec pas moins de 14 parcours différents (2 M1 préparant 12 M2). L’école propose aussi cinq autres masters dans d'autres mentions.

Les titulaires d’une L3 ou équivalent des filières de santé, scientifiques, économiques, juridiques et sciences sociales pouvant justifier d’un excellent dossier. Dossier qu’il vous faudra déposer en ligne. L’entrée est conditionnée par un jury. Pour une entrée directe en M2, il faut avoir validé un master 1 dans la spécialité visée.

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Une spécialisation dans une grande école

La santé intéresse aussi les grandes écoles. Pour preuve : elles sont une dizaine de business schools ou d’écoles d’ingénieurs à proposer un troisième cycle reconnu (Mastère Spécialisé® ou MBA) dans ce secteur. C’est le cas notamment de TBS, l’ESSEC, l’ESTP, Grenoble EM, AgroParisTech, CentraleSupélec mais aussi l'EHESP.

Leurs atouts : combiner une expertise en management, marketing, technique ou ingénierie avec une compétence spécifique supplémentaire appliquée à l’écosystème de la santé, telle que les biotechnologies, l’innovation, les risques sanitaires alimentaires et environnementaux, la gestion technique d’établissements de santé, etc.

Accessibles aux titulaires d’un diplôme grande école (commerce ou ingénieur) ou d’un M2 universitaire, ces programmes durent entre 12 et 24 mois. À la clé : des postes de directeur d’établissement sanitaire ou social, de responsable fonctionnel dans des structures publiques ou privées de santé.

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