1. Un MBA pour réorienter sa carrière
Décryptage

Un MBA pour réorienter sa carrière

Envoyer cet article à un ami
Le MBA permet de compléter sa formation ou de booster sa carrière. // © William W. Potter/Adobe Stock
Le MBA permet de compléter sa formation ou de booster sa carrière. // © William W. Potter/Adobe Stock

Diplôme reconnu dans le monde entier, le MBA permet d’élargir ses compétences et de booster sa carrière. Mode d’emploi.

A quels profils s’adresse le MBA ?

Le full-time MBA (Master of Business Administration) s’adresse aux titulaires d'un diplôme de niveau bac+4 ou bac+5, qui ont souvent trois ou quatre ans d’expérience professionnelle. Les cadres disposant d'une dizaine d'années d'expérience se tourneront davantage vers un Executive MBA.

Le MBA accompagne souvent les changements de carrière, qu’il s’agisse du secteur, de la fonction ou du pays. Il est conseillé aux professionnels qui ciblent des postes de direction ou qui souhaitent développer des compétences en management en vue de créer une entreprise. Entièrement dispensé en anglais et reconnu à l’international, il permet aussi de se constituer un réseau mondial.

Lire aussi : Les gagnants et les perdants aux classements QS des MBA et masters in business

"Nous sélectionnons des profils très divers. Certains de nos participants ont déjà fait du business, d’autres n’y connaissent rien. Certains arrivent à l’INSEAD après un parcours dans l’armée, d’autres sont des architectes… Nous veillons d’ailleurs à la diversité (de parcours, ethnique, religieuse et de genre) dans nos promotions", explique Virginie Fougea, directrice d'admission du prestigieux MBA de l’INSEAD, depuis plusieurs années dans le top trois des meilleurs MBA mondiaux du Financial Times.

Débouchés : le "top management"

"Les débouchés sont aussi multiples. Certains diplômés se dirigent vers les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple), d’autres créent leur entreprise et une grande partie se dirige vers l’industrie, dans des multinationales comme General Electric ou Siemens, ou vers les sociétés de conseil et de finance", poursuit Virginie Fougea.

Parmi les diplômés du MBA de l’INSEAD, plus d’un tiers travaillent dans le conseil en management. 17% se sont tournés vers le secteur des technologies, médias et télécommunications, et 13% vers celui de la finance.

Formation : le sur-mesure haut de gamme

Le MBA s’étend de 8 à 24 mois selon l’établissement. En Europe, le cursus dure souvent sur un an, quand les Etats-Unis privilégient le modèle sur deux ans. Des systèmes intermédiaires existent, comme le MBA en 15, 18 ou 21 mois de la London Business School.

Découvrez tous les MBA recensés dans notre annuaire des formations

En France, c’est l’INSEAD qui a créé le premier MBA en un an. "Nous démarrons de manière intensive, sans stage, ce qui permet de raccourcir la durée tout en gardant quasiment le même nombre d’heures de cours", explique Virginie Fougea. La formation est constituée de cours magistraux, souvent dispensés par des professeurs de l’école, et de cours électifs, donnés par des dirigeants, des consultants et des praticiens. Les cours magistraux concernent la macro-économie, la finance, le comportement en entreprise, le management et le marketing.

Les cours électifs sont au choix des participants. "L’avantage du MBA ? La flexibilité. Quelqu’un qui veut lancer son activité après le MBA peut par exemple prendre des cours d’entrepreneuriat", souligne Virginie Fougea.

Admission : une procédure sélective

Si la procédure d’admission est propre à chaque école, vous passerez généralement par une pré-sélection en ligne, puis une sélection par dossier et, enfin, des entretiens, souvent en anglais. De nombreuses écoles demandent des lettres de recommandation, des tests d'aptitude au management (GMAT, TAGE MAGE…) et des tests d'anglais (TOEFL, TOEIC, IELTS…).

A l’INSEAD, par exemple, le candidat devra préparer un dossier avec des informations sur son parcours académique, son expérience professionnelle et sa motivation, et joindre au minimum deux lettres de recommandation. Il devra ensuite se connecter à une plate-forme où il enregistrera en vidéo ses réponses à des questions posées aléatoirement. Les candidats sélectionnés devront ensuite passer des entretiens avec des diplômés.

Financer son MBA

Les tarifs varient selon les écoles, mais comptez au minimum 30.000 euros pour un MBA réputé (labellisé par l’AMBA (Association of Masters of Business Administration) et classé par le Financial Times). Il vous en coûtera ainsi 31.500 euros à Audencia, 40.000 euros à emlyon, 44.000 euros à l’Edhec, 69.500 euros à HEC Paris et jusqu’à 87.000 euros à l’INSEAD. Les Executive MBA affichent en général des tarifs un peu plus élevés.

Lire aussi : Les meilleurs MBA du monde selon le "Financial Times"

Des prix qui s'expliquent par la qualité des équipements et des technologies mises à disposition des apprenants, la réputation internationale des professeurs et intervenants, mais aussi les studytrip (parfois à l’étranger), souvent intégrés à la formation. A ces frais de scolarité s’ajoutent des dépenses d’hébergement sur le campus et les déplacements.

Si certains participants sont "sponsorisés" par leur entreprise, ils restent minoritaires et l’activité professionnelle est souvent mise sur pause le temps de la formation, la question du financement est à anticiper. Selon votre profil, les établissements peuvent proposer des bourses, des frais de scolarité réduits et négocient des prêts bancaires à des taux préférentiels. Vous pouvez également opter pour un part-time MBA pour continuer à travailler à temps partiel.

L’accréditation de l’AMBA. L’organisme britannique AMBA (Association of MBAs) a accrédité plus de 260 business schools dans 75 pays, dont 23 écoles françaises. Le label est attribué à une formation (un MBA, donc) et non à l'établissement dans son ensemble, pour une durée de cinq ans. Parmi les critères qui doivent répondre à l’objectif de professionnalisation du label : l’adéquation avec les besoins des entreprises, l’équilibre entre pratique et théorie, l’approche pédagogique transculturelle et la formation de managers à l’échelle internationale.