À l’ISFJ, le digital au cœur de la formation des journalistes de demain

Par L'Etudiant Fab, publié le 14 Avril 2021
5 min

Depuis de nombreuses années, la révolution digitale déferle sur le journalisme. Pourtant, loin de tout emporter sur son passage, elle a plutôt tendance à lui donner un sérieux coup de boost. Alors que la profession se transforme, l’ISFJ, l’Institut Supérieur de Formation au Journalisme et à la Communication Digitale entend accompagner les mutations du secteur.

Avec l’avènement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), le métier de journaliste opère sa mue et cela n’a bien évidemment pas échappé à l’ISFJ. L’école de journalisme, basée à Paris, Lille et Lyon propose des formations en prise avec ces évolutions. Que ce soit dans le cadre du Bachelor Journaliste ou du Mastère Reporter/Chef d’édition, deux diplômes certifiés RNCP niveaux 6 et 7, l’ISFJ façonne des journalistes « digital friendly ».

Une école qui prépare au « média global »…

Qu’elle semble loin l’époque où les actualités du jour se découvraient au coin du feu, en lisant sur papier son quotidien préféré… Le digital a bouleversé la façon de transmettre l’information. L’accent est désormais placé sur sa visualisation et sa mise en perspective. L’information se veut multimédia. Elle compile des vidéos, sons, cartes, tweets, statistiques et infographies. Bref, le journalisme est entré de plain-pied dans l’ère du « média global ».

Conséquence directe de cette évolution : les journalistes doivent être résolument polyvalents. Si la presse écrite implique un style, si la télévision nécessite un regard particulier et des qualités de montage et si la radio requiert de savoir poser sa voix et d’adopter un ton vivant, le digital exige tout cela en même temps ! C’est la raison pour laquelle la formation dispensée par l’ISFJ, de la première à la cinquième année , couvre toute la palette des supports journalistiques : presse écrite, radio, télévision et web. L’objectif est d’acquérir les connaissances fondamentales de la profession sur ces quatre médias. Toutes les clés nécessaires à la pratique du journalisme multi-média sont abordées. À l’issue de la formation, les étudiants savent traiter et mettre en forme des informations sur tous les supports, présenter et produire des programmes TV, radio et web et diriger une rédaction tous médias confondus. Sylvain Fian, alumni de l’ISFJ, aujourd’hui chef d’édition sur plusieurs chaînes, dont Eurosport, ne dit pas autre chose : « Dans les projets menés, il y a beaucoup de “cross média”. L’idée est de savoir créer du contenu éditorial qui puisse s’adapter en écrit sur le web, en TV, sur les réseaux sociaux, etc. »

Pour mener à bien ces projets « cross canaux », l’école met à la disposition de ses étudiants du matériel haut de gamme, identique à celui des rédactions : studios TV, studios radio, cabines de « speak », salles de montage, caméra HD, etc. Ainsi placés en conditions réelles, les aspirants journalistes peuvent concevoir différents programmes audiovisuels et trans-médias.

… et met l’accent sur les spécificités du journalisme digital

Les nouvelles technologies de l’information ont également un impact sur les habitudes de consommation. Désormais, on « scrolle » plus qu’on ne lit. On vit frénétiquement, alors on consulte son écran rapidement, mais à intervalles réguliers, tout au long de la journée. De temps en temps, on interpelle le journaliste en laissant un commentaire ou un post sur les réseaux sociaux.

Le journaliste doit s’adapter à ces évolutions. C’est pourquoi l’ISFJ, dès la première année, prépare ses étudiants aux impératifs de la rédaction web. Il s’agit de prendre la température de l’actualité sur Google Trends, de savoir utiliser les réseaux sociaux pour rechercher ou recouper des sources, de privilégier une écriture plus courte, plus accessible, plus interactionnelle et de réactualiser son article en temps réel.

La spécificité du journalisme digital ne se limite pas à la rédaction web. Tout au long du cursus, l’ISFJ intègre le journalisme mobile, le MOJO. Le journaliste mobile est celui qui filme et transmet l’information en autonomie depuis son téléphone, pour diffusion sur le web ou la télévision. Enfin, à partir de la troisième année, l’école insiste sur le journalisme d’investigation. Ce dernier n’est plus l’apanage de la presse écrite, on le retrouve également sur le web, où il rencontre un grand succès. Dernier exemple en date : le programme Grégory, sur Netflix.

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