Témoignages

Par Sylvie Lecherbonnier, publié le 21 Mai 2007
3 min

Pas toujours facile de se repérer parmi les 400 concours de la fonction publique. Tour d’horizon des plus importants pourvoyeurs d’emploi.

Xavier Moreau, secrétaire général de la Conférence nationale des directeurs des IPAG-CPAG (1)

"Les candidats sont surdiplômés"
"Nous avons du mal à faire passer le message que l’administration recrute encore. Du coup, dans certains concours comme celui des IRA (instituts régionaux d’administration), alors que le nombre de postes augmente, le nombre de candidats baisse. Mais le phénomène des candidats surdiplômés, lui, perdure. Pour réussir un concours de catégorie A, accessible après une licence, il faut au minimum un bac + 4. Les lauréats des concours de catégorie B, ouverts aux bacheliers, sont, le plus souvent, titulaires d’un bac + 2. Des réflexions sont en cours sur cette question des concours et plus largement sur l’avenir de la fonction publique. Un livre blanc vient d’être remis au gouvernement. Une évolution vers une fonction publique de métiers est préconisée. Cette restructuration prendra du temps… peut-être dix, voire vingt ans."

(1) Instituts et centres de préparation à l’administration générale. Xavier Moreau est aussi directeur de l’IPAG Valenciennes (62).


Freddy Wattelez, 23 ans, secrétaire d’administration scolaire et universitaire à l’IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) du Nord-Pas-de-Calais

"Je pense déjà à passer de nouveaux concours pour évoluer"
"Après mon DEUG [diplôme d’études universitaires générales, devenu licence 2] d’histoire, je me suis dirigé vers la licence d’administration publique que proposait mon université à Valenciennes avec pour objectif de rentrer dans la fonction publique. Le programme était calqué sur les épreuves des concours. Il mettait l’accent sur le droit administratif, l’économie ou la note de synthèse. Je me suis focalisé sur cinq concours, aussi bien de catégorie B que A, dans la fonction publique d’État que dans la territoriale. Et, au final, j’ai été reçu au deuxième concours auquel je me suis présenté.
Depuis septembre, je suis secrétaire d’administration scolaire et universitaire, un poste de catégorie B au ministère de l’Éducation nationale. J’ai pris les fonctions de chef de bureau des frais de déplacement à l’IUFM du Nord-Pas-de-Calais. Avec les cinq personnes sous mes ordres, nous sommes chargés de rembourser les frais de déplacements des enseignants stagiaires et de leurs formateurs. Une première expérience très formatrice, avec la gestion d’un budget de près de 1,2 million d’euros. Mais je ne compte pas m’arrêter là. Dans un ou deux ans, je retenterai de nouveaux concours, sûrement dans la fonction publique territoriale. Cela me permettra d’évoluer."


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