Apprentissage : un record historique atteint avec plus de 700.000 contrats signés en 2021

Par Etienne Gless, publié le 07 Février 2022
4 min

Avec 37% de contrats de plus signés sur un an dans le secteur privé, la formule de l'apprentissage -dopée par les aides à l'embauche- réalise une nouvelle fois une spectaculaire envolée en 2021. Pour la première fois, la majorité des contrats sont pour préparer une qualification de niveau supérieur au bac.

Le nombre de contrats d'apprentissage monte mais le niveau de qualification préparé aussi ! Telle est la leçon des chiffres définitifs du nombre de contrats d'apprentissage signés en 2021 et communiqués début février 2022 par le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle. Un triple mouvement historique est à l'œuvre.

Pic historique du nombre de contrats d'apprentissage signés sur un an

Le nombre de contrats d'apprentissage avait bondi de 40% sur un an en 2020, il poursuit sa vertigineuse ascension en 2021 progressant d'encore 37%. En additionnant les quelque 698.000 contrats signés dans le secteur privé ainsi que les 20.000 dans le secteur public, le cap des 700.000 est allégrement franchi. Sur cinq ans, le nombre a été multiplié par 2,4.

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Plus de 700.000 contrats d'apprentissage signés en 2021

62% de contrats d'apprentissage signés le sont pour préparer un diplôme ou un titre du supérieur

En ce qui concerne le niveau de qualification, il n'y a jamais autant eu de contrats en apprentissage pour préparer un diplôme de l'enseignement supérieur. En effet, 427.535 contrats ont été signés en 2021 (contre 323.000 en 2020) pour préparer un diplôme de l'enseignement supérieur (BTS, BUT, licence professionnelle, master, titre d'ingénieur) ou un titre professionnel de niveau bac+2, bac+3 ou bac+5. Ils représentent plus de 60% des contrats signés !

Plus que jamais l'enseignement supérieur demeure la locomotive de l'apprentissage. "La formule séduit de plus en plus de jeunes notamment des milieux populaires qui ne seraient pas autorisés des études supérieures sans l'apprentissage. Cela leur offre la possibilité d'être rémunéré au cours de leurs études", remarque Corinne Daugan, enseignante à l'IUT de Paris Rives de Seine et responsable de cycle en apprentissage.

L'apprentissage séduit largement les études supérieures

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L'apprentissage aux niveaux bac et infra-bac : une croissance à deux chiffres

Enfin, l'apprentissage aux niveaux bac et infra-bac n'est pas en reste. Son image a évolué. L'orientation après la troisième vers l'apprentissage n'est plus perçue négativement. Le nombre de contrats signés l'an dernier pour préparer un CAP (154.863) ou un bac (105.695) par la voie de l'apprentissage a ainsi connu une forte accélération sur un an : +21% en 2021, contre +13% l'année précédente.

Après des années de recul et de stagnation, l'apprentissage aux niveaux de qualification inférieurs a lui-aussi repris des couleurs et profite de la dynamique d'ensemble.

Une inconnue pour 2022 : le maintien des aides à l'embauche d'apprentis ?

Ces bons résultats sont le fruit à la fois de la réforme structurelle engagée en 2018 (loi "avenir professionnel") qui a libéralisé l'apprentissage et de mesures conjoncturelles adoptées en juillet 2020 pour limiter l'impact de la crise sanitaire sur le chômage des jeunes : les aides temporaires à l'embauche d'apprentis (5.000 euros pour un mineur, 8.000 euros pour un majeur) se sont ainsi avérées très incitatives.

Reste qu'après avoir été prolongées deux fois, elles sont censées s'éteindre au 30 juin 2022. Sans leur maintien au second semestre, pas sûr que les chiffres historiques de l'an passé soient de nouveau atteints cette année.

Aussi, si vous comptez suivre une formation en apprentissage à la rentrée 2022–2023, mieux vaut donc trouver votre entreprise d'ici la fin du premier semestre !

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