1. Des stages pour tester ses envies et… ses limites

Des stages pour tester ses envies et… ses limites

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Emeline, 21 ans, est étudiante en deuxième année de DUT carrières sociales, option Animation sociale et socioculturelle, à Bobigny (93). Elle vous fait partager ses choix d’orientation, parle des cours et de l’ambiance en IUT, des stages, de son quotidien d’étudiante et de sa vocation à aider les autres…

"Je sais ce que j’aime et ce qui m’intéresse… Mais pour ce que je n’aime pas a priori, ou ce qui me fait peur, j’ai tendance à vouloir tester… J’aime les défis". Un principe de vie auquel Emeline s’attache, et qui témoigne d’une belle ouverture d’esprit. Les deux périodes de stages intégrés au cursus du DUT sont des occasions idéales pour justement se "tester".

Premier stage : un mois en service de psychiatrie
En première année, Emeline a fait son stage obligatoire d’un mois dans le service psychiatrie d’un hôpital de la banlieue parisienne. Un choix qui ne tient pas au hasard. "Tout d’abord, je m’étais occupée d’une petite fille qui souffrait de déficience mentale, et après coup, j’avais besoin de vivre une expérience en milieu psychiatrique pour savoir mieux réagir face à certains troubles du comportement", explique Emeline. "J’ai aussi été intriguée par ce qu’un ami m’avait raconté sur la psychiatrie : les patients "shootés", attachés à leur lit… Ca me faisait peur et je voulais voir si j’arriverais à prendre de la distance par rapport à ma vie personnelle..." Expérience concluante : "A la fin du stage, j’ai mieux compris les maladies psychiatriques et la manière de les soigner. »

Second stage : deux mois et demi auprès de handicapés mentaux
Pour son stage de deuxième année dont l'objectif est de mettre en place un projet d'animation, Emeline choisit de travailler deux mois et demi dans le milieu du handicap mental auprès de l’Association régionale des infirmes moteurs cérébraux. "Le handicap mental est très difficile pour moi : j’appréhende car les personnes handicapées mentales m'inspirent de la pitié", explique en toute franchise Emeline. "Je travaille avec des enfants et des adolescents dans un institut d’éducation motrice, c’est-à-dire une école et un atelier. Je les réveille, je les douche, je les aide à manger, je fais beaucoup de soins quotidiens dans le but de les accompagner vers l’autonomie. Pour mon projet d'animation, j’aimerais mettre en place des activités pour le soir notamment : des jeux de société, des ateliers manuels, faire venir des groupes de musique." Son expérience va lui permettre d’aller au-delà de ses craintes et de ses a priori, pour devenir une vrai professionnelle.

Emmanuel Vaillant
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