1. La mobilisation lycéenne monte en puissance
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La mobilisation lycéenne monte en puissance

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"Mardi noir" au lycée Charlemagne, à Paris : les élèves se mettent à genoux en solidarité avec les lycéens arrêtés à Mantes-la-Jolie le 6 décembre 2018. // © Nicolas TAVERNIER/REA - Sebastien ORTOLA/REA
"Mardi noir" au lycée Charlemagne, à Paris : les élèves se mettent à genoux en solidarité avec les lycéens arrêtés à Mantes-la-Jolie le 6 décembre 2018. // © Nicolas TAVERNIER/REA - Sebastien ORTOLA/REA

Depuis le 30 novembre 2018, les lycéens se mobilisent pour protester contre notamment les réformes du bac et la sélectivité à l'université. La journée du 11 décembre a été décrétée "mardi noir". Depuis le 4 décembre, des facs ont rejoint leur mouvement. Les étudiants protestent eux contre la hausse des frais universitaires pour les étudiants étrangers.

Le "mardi noir" annoncé par l'UNL (Union nationale lycéenne) semble se confirmer. Dans la matinée du 11 décembre 2018, le ministère de l'Education nationale recensait 170 lycées perturbés dont une soixantaine complètement bloqués. Ces chiffres sont amenés à évoluer et pourraient s'approcher en fin de journée de ceux relevés lundi 10 décembre, soit 450 établissements perturbés et 50 lycées bloqués. Les académies d'Île-de-France ne préfèrent pas communiquer sur le nom des lycées concernés par les blocages et les perturbations afin d'éviter des points de cristallisation de violences.

Les lycéens protestent depuis le 30 novembre contre plusieurs évolutions en ce début d'année scolaire : Parcoursup et la sélectivité à l'université, le service national universel ou encore les réformes du lycée et du baccalauréat...

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Des universités toujours bloquées

Le 4 décembre, les élèves du secondaire ont été rejoints par les étudiants. Le campus de Censier de Paris 3, les universités de Nantes ou encore Nanterre ont ainsi été bloqués la semaine dernière. La raison ? La hausse annoncée des frais de scolarité pour les étudiants étrangers hors Union Européenne. Ce mardi 11 décembre, aucun cours n'était assuré à Rennes 2 ou sur le campus de Tolbiac de l'université Paris Sorbonne.

Lire aussi : "Bienvenue en France" : ce qui va changer pour les étudiants étrangers

Le 11 décembre, lycéens et étudiants se sont d'ailleurs rejoints pour manifester aux abords du boulevard Saint-Michel et du ministère de l'Education nationale, à Paris.

À l'approche des examens de fin de semestre – parfois repoussés à janvier, comme à Censier – certains professeurs ont trouvé des astuces pour maintenir leurs cours malgré les perturbations…

Voici une carte des universités bloquées que nous mettrons régulièrement à jour.