1. Supérieur
  2. Prépas
  3. Classes prépas : 6 alternatives à la CPGE “classique”
  4. Prépas ECT : pour les bacs techno
Boîte à outils

Prépas ECT : pour les bacs techno

Envoyer cet article à un ami

Des prépas adaptées à chaque profil et menant aux mêmes écoles que les CPGE plus “classiques”, cela existe. Découvrez à travers les témoignages d’élèves et d’enseignants ces prépas pas comme les autres – de proximité, en partenariat avec la fac, pour les bacs techno, les bacs pro… – où la pression est moins forte et la réussite au rendez-vous.

Les bacheliers technologiques ont eux aussi accès aux concours des grandes écoles de commerce, à l’instar de Jessica, titulaire d’un bac STG et aujourd’hui en ESC.

Avant sa terminale STG au lycée Edgard-Quinet, à Bourg-en-Bresse (01), Jessica n’avait pas entendu parler des classes prépas. Elle s’imaginait plutôt en fac de droit. Un jour, sa professeure principale lui parle des prépas ECT (économiques et commerciales, voie technologique) : “Elle m’a dit que cela me correspondrait mieux que la fac. Le contenu m’a semblé intéressant, et l’idée d’intégrer une grande école de commerce m’a bien plu.”

Jessica, étudiante en première année à l'ESC Montpellier - 2012
Jessica, en première année à l'ESC Montpellier. La jeune fille envisage, une fois diplômée, de travailler dans la finance ou le développement commercial.

Beaucoup d’heures de cours


En prépa au lycée Claude-Bernard, à Villefranche-sur-Saône (69), le plus proche de chez elle, Jessica se sent comme un poisson dans l’eau. Même si le programme est plutôt lourd : 6 heures de cours de maths et de culture générale hebdomadaires, 3 heures de droit, 4 heures d’économie, 9 heures de langues. Des cours de gestion entrent également au menu, ainsi que des devoirs écrits de 4 heures, presque toutes les semaines, et 5 colles par mois (interrogations orales avec un enseignant).

“Mais tout cela, ce n’est pas si terrifiant, je l’ai très bien vécu. Cela n’a jamais été le bagne”, se souvient Jessica. Il faut dire que les conditions d’études dans sa prépa – il s’agissait de la première promotion – sont optimales : une classe de 15 élèves avec des enseignants aux petits soins. La semaine, Jessica habite à Villefranche, dans un studio. Elle rentre le week-end à Bourg-en-Bresse, où ses parents tiennent une boulangerie.

Des tuteurs pour l’accompagner


Pour se préparer aux concours, elle bénéficie pendant 2 ans d’un système de tutorat. Un samedi matin sur deux, elle se rend à l’EM Lyon : “Ma tutrice étudiante m’aidait pour les maths, c’était très utile.” L’école de commerce offre aussi des stages d’anglais, “3 jours pendant toutes les vacances, avec des jeux de rôles et des travaux de groupe”.

En seconde année, Jessica dispose, en plus, d’un tuteur professionnel, dans le cadre du programme Passeport Avenir. En l’occurrence, un manager commercial de SFR, à Lyon (69). “Nous nous sommes vus 5 fois. Il m’a donné des conseils sur ma carrière, la manière de réussir un entretien, et j’ai passé une demi-journée avec lui dans son entreprise.”

Aucun élève de sa prépa sur le carreau


Tous les élèves de sa prépa ont été admis dans au moins une école (dont un à l’ESSEC, l’une des meilleures de France). Globalement, il y a presque autant de places que de candidats ! Jessica, a décroché un ticket pour Audencia Nantes (44), mais a opté pour l’ESC Montpellier. “Quand je vois mes amies qui ont intégré l’ESC après un DUT, j’ai une longueur d’avance sur elles en termes d’organisation et de méthodologie.”

Pour financer ses études, elle a souscrit un prêt et travaille comme caissière dans un supermarché, quelques heures par semaine. Une fois diplômée, elle envisage de postuler dans la finance ou le développement commercial. “Cette prépa m’a ouvert des possibilités que je n’aurais jamais envisagées.”

Consultez la liste des prépas des bacs techno dans notre Annuaire de l’enseignement supérieur rubrique “Trouver une formation”  (taper “prépa commerciale option technologique”).
Prépas pour les bacs techno : en sciences aussi
Les classes prépas ne sont pas réservées aux bacheliers S. La preuve, ces trois filières destinées aux bacs technologiques.
- La voie TSI (technologie, sciences industrielles) comptait plus de 900 élèves, en première année, à la rentrée 2010. Parmi eux, 90 % avaient un bac STI, les autres un bac S ou STL. Plus de 70 écoles d’ingénieurs sont accessibles, même l’École polytechnique (5 places), Centrale Paris (10), Arts et Métiers ParisTech (35).
- La filière TPC (technologie, physique, chimie) s’adresse en priorité aux bacheliers STL. Ils étaient 76 élèves en première année, en 2010. À la clé, le concours PC-chimie menant à une douzaine d’écoles.- La prépa TB (technologie, biologie) mène avant tout aux écoles d’agronomie. La moitié des 120 nouveaux élèves à la rentrée 2010 avaient un bac STL, les autres un bac S (35 %) ou STI (15 %).

Pour aller plus loin : Les recettes de ces classes prépas qui mènent à l'élite / Classement 2020 des meilleures prépas grandes écoles / Bien choisir sa classe préparatoire

Sommaire du dossier
Retour au dossier Prépas de proximité : un bon tremplin à domicile Prépas littéraires : l’horizon s’élargit pour les khâgnes Prépas ECT : pour les bacs techno Prépas pour bacs pro : une nouvelle voie de réussite Prépas ATS : pour les BTS et les DUT