1. Classes prépas : conseils pratiques pour réussir les concours

Classes prépas : conseils pratiques pour réussir les concours

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Plus encore que la 1ère, la 2e année de CPGE est entièrement tournée vers la préparation des concours. Des révisions jusqu’au jour J, voici des conseils d’enseignants et de ceux qui ont passé les épreuves, extraits de "Bien choisir sa classe préparatoire", de Myriam Greuter et Philippe Mandry, publié aux édition l'Etudiant.


Partir réviser avec des amis : oui, mais lesquels ? Estimer les exigences des jurys : certes, mais comment ? Travailler moins mais mieux : d’accord, mais que faire ? Témoignages d'élèves et conseils d'enseignants.
1. Partez avec des amis : "Avant le concours, je suis parti 3 semaines dans une maison de campagne réviser 10h par jour avec 3 autres élèves", se souvient Jean-Baptiste, qui a intégré les Arts et métiers ParisTech après une maths spé PT. "C’est une démarche que je recommande : je suis arrivé aux épreuves beaucoup plus serein et confiant."

Attention, prévient néanmoins Philippe Cappelle, professeur de lettres en prépa Saint-Cyr lettres : "Il vaut mieux partir avec des amis qui préparent d’autres concours. Comme ça, pas de comparaison possible."
2. Croyez en vous : "Il est préférable de ne pas écouter les autres élèves, qui vont vous flanquer le cafard en racontant qu’ils sont incroyablement organisés, qu’ils travaillent 12h par jour. Il ne sert à rien de se comparer pour ce qui est des méthodes de travail", assure Xavier, qui a intégré Supélec après une maths spé PSI.
3. Mesurez les attentes des jurys : "En hypokhâgne, les profs insistent beaucoup pour qu’on assiste aux oraux de concours. C’est un travail à part entière", raconte Céline, élève en B/L au lycée Lakanal. Il est généralement possible d’aller voir comment se passent les oraux, sauf si le candidat qui passe sur le gril s’y oppose. "Aussi bien pour l’écrit que pour l’oral, il faut absolument se procurer les rapports des sessions passées", ajoute Fériel, qui a intégré l’ENS Paris après une khâgne classique au lycée Fénelon.

"On y trouve tous les sujets, y compris d’oraux, mais surtout les remarques des jurés sur les points faibles et les bévues des candidats précédents : indispensable !" Vous pouvez généralement vous procurer ces rapports directement sur les sites Internet des écoles, ou bien auprès du service des concours de l’établissement.
4. Donnez-vous des horaires : "Inutile de peaufiner un emploi du temps pendant 4 jours – ça fait 3 jours et demi de perdus pour les révisions !", sourit Xavier, diplômé de Supélec. En revanche, durant le dernier mois de révision, où vous serez laissés libres, il est bon que vous vous donniez une routine de travail, presque des horaires de bureau.
5. Concentrez-vous : "L’élève qui s’y prend n’importe comment, décrit Philippe Heudron, professeur de maths en prépa économique au lycée Stanislas à Paris, saisit le 1er exercice qui vient, s’assoit sur un quart de fesse, regarde le corrigé, va boire un café, revient. Il va y passer 6h et n’aura au bout du compte rien fait. Si on commence un problème, il ne faut donc pas se contenter d’un brouillon, mais se mettre à sa table et s’appliquer à le résoudre. Surtout, ne pas se donner l’illusion qu’on travaille, attitude chronophage et aucunement profitable."
6. Révisez tout le programme : "Le concours porte sur les 2 années !", rappelle Isabelle Waquet, professeur en prépa économique et ­commerciale au lycée Janson-de-Sailly à Paris. Ne laissez pas non plus tomber une matière : "Chaque année, constate le proviseur du lycée Louis-le-Grand, des élèves entrent à l’X parce qu’ils ont cartonné dans une épreuve de culture générale. Symétriquement, chaque année, des étudiants rateront un concours prestigieux à cause de quelques points, perdus dans les matières littéraires ou en langues."
7. Entraînez-vous (aussi) dans les conditions du concours : "Pour m’exercer avant les oraux, j’ai fait des colles à haute voix devant mon mur ou face à des amis", se souvient Fériel, normalienne. "Je choisissais les sujets dans les rapports des concours. Au besoin, on peut même confectionner des petits papiers avec les énoncés, tirer au sort et se donner 1h de préparation, exactement comme le jour J."

En revanche, si vous faites des exercices pour mieux assimiler un cours, il n’est pas toujours utile de vous entraîner en temps limité : "L’essentiel alors est de comprendre les notions. La rapidité, vous la trouverez le jour de l’épreuve", assure Xavier.
8. Reposez-vous : "Des élèves brillants à l’écrit arrivent exsangues à l’oral", remarque tristement Fériel, qui a réussi le concours A/L de l’ENS Paris : "Une amie avait perdu 10 kg, elle avait des cernes jusqu’au menton. 7e à l’issue des écrits, elle est retombée à la 90e place après les oraux et n’a donc pas été admise."
9. Prudence avec les "dopants". Quelques heures de sommeil supplémentaires valent mieux que des cachets ou des ampoules dynamisantes-reposantes-et-aide-mémoire-à-la-fois. "Il ne faut pas réviser la nuit, puisque c’est à ce moment-là qu’on mémorise", rappelle Caroline Escuyer, professeur en prépa TB au lycée Jean-Rostand de Strasbourg. Si vous persistez à prendre ces "dopants", comme les appelle Xavier, veillez à vous y habituer un mois avant le concours.
Sommaire du dossier
Réussir les concours des prépas : les règles d’or pour le jour J Quelle stratégie en cas d’échec aux concours ?