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Réussir les concours des prépas : les règles d’or pour le jour J

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Plus encore que la 1ère, la 2e année de CPGE est entièrement tournée vers la préparation des concours. Des révisions jusqu’au jour J, voici des conseils d’enseignants et de ceux qui ont passé les épreuves, extraits de "Bien choisir sa classe préparatoire", de Myriam Greuter et Philippe Mandry, publié aux édition l'Etudiant.


Aux concours, les notes s’étalent presque toujours de 2 à 20. Fort ­heureusement, il y a une justice, et les résultats reflètent assez fidèlement le niveau des candidats pendant la prépa.

Cela dit, parce que la CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) n’est pas une classe à contrôle continu, le petit pas qui sépare un admissible d’un sous-admissible, un admis d’un non-admis se joue beaucoup le jour même de l’épreuve.
Passage en revue des astuces qui permettent de grappiller les quelques points nécessaires pour faire la différence.

Confort matériel avant tout

"Pour être sûr d’être à l’heure, mieux vaut parfois dormir dans un hôtel proche du centre de concours, conseille Xavier. Et dans tous les cas, prenez énormément de marge pour les transports. En pratique, il faut prévoir d’arriver 1h avant l’épreuve : les embouteillages et les problèmes de métro arrivent forcément le jour J !" Ces précautions ont l’avantage majeur de vous mettre "à fond dans la perspective du concours".
Pour l’épreuve proprement dite, "pensez à apporter des boules Quies. Parce qu’entre les tintements de clés des surveillants, les pages qu’on feuillette et les soupirs, c’est fou comme une salle de concours peut être bruyante".

N’oubliez pas d’apporter de l’eau et des biscuits ou des fruits, notamment pour les épreuves longues (les dissertations peuvent durer 6h pour les khâgneux !), et profitez du déjeuner pour vous détendre : "L’ambiance du concours est sympa, assure Xavier. La pause de midi notamment est chaleureuse."


Soyez maître du temps

Étant donné la durée des épreuves (en général trompeuse, vu la ­difficulté des sujets), il faut être inflexible avec soi-même et s’obliger à avoir terminé­ le plan d’une dissertation au bout d’1h ou 1h30, estime Isabelle Waquet, professeur en prépa économique et commerciale.
S’il s’agit d’un sujet à questions multiples, ne vous attardez pas en cas de blocage : "Je me rends compte que si j’ai raté des devoirs, c’est parce que j’ai stressé sur la 1ère question, mesure aujourd’hui Quentin. Il ne faut pas rester 1h sur un exercice : mieux vaut passer à la suite."


Détachez-vous du cours

"La difficulté d’un problème, note Xavier, vient souvent de sa complexité et non de sa longueur : les problèmes faciles et longs sont rares." Pour traiter convenablement le sujet, Céline, élève en prépa littéraire B/L  livre la règle d’or : "Réfléchir à partir du sujet, et non pas à partir du cours."

Une règle valable également en sciences : "Le candidat doit prendre son temps pour comprendre la nature du problème et décider des outils à employer, au lieu de se lancer dans de l’écriture au kilomètre qui ne rapportera peut-être rien", avertit Philippe Heudron, professeur de maths en prépa économique et commerciale au lycée Stanislas à Paris.
Bonus de présentation. Enfin, même si vous avez terminé et que vous êtes satisfait de votre travail, accordez-vous une relecture supplémentaire. Traquez les fautes d’orthographe, du plus mauvais effet dans ces concours de haut niveau. Corrigez la présentation : "Une copie bien présentée fait gagner 1 à 2 points", révèle Isabelle Waquet, professeur en prépa économique et commerciale au lycée Janson-de-Sailly à Paris.
Maturité. "Un des points importants en prépa, c’est qu’on devient adulte, analyse Jérôme Hélie, professeur d’histoire moderne et contemporaine en prépa chartes au lycée Henri-IV. Or, c’est au concours, notamment à l’oral, que se révèlent les crispations infantiles vis-à-vis du travail. Il faut se souvenir que le jury évalue de futurs collègues : il juge donc ­beaucoup la maturité du candidat. C’est une question d’âge – qui explique aussi le succès des redoublants – et une question de connivence, comme l’a disséquée Bourdieu. Concrètement, sur un sujet comme “La France en guerre”, ceux qui échouent sont ceux qui récitent les batailles. Devant une telle question, il est intellectuellement beaucoup plus fructueux de se demander quelles difficultés économiques, culturelles, se posent lorsqu’un territoire endure des conflits perpétuels, et de s’interroger sur la relation sociale du pays à la guerre."

Pour aller plus loin : Classes préparatoires / Bien choisir sa classe préparatoire

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