1. Le bilan de Kevin, après sa prépa HEC : “Ne pas hésiter à cuber pour décrocher l’école visée”

Le bilan de Kevin, après sa prépa HEC : “Ne pas hésiter à cuber pour décrocher l’école visée”

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Kévin, 20 ans, sort de 3 années en classe préparatoire commerciale. Au lendemain des concours, le jeune homme, finalement admis à l’EM Lyon, pousse une dernière fois la porte du lycée Jacques-Decour, à Paris, pour témoigner de son expérience. Ce qu’il retient de ces années d’efforts soutenus : la necessité de faire preuve d’endurance pour tenir le rythme effrené de la prépa HEC.

“À aucun moment de ma scolarité je n’ai réfuté l’idée de faire une troisième année si je n’avais pas le sentiment d’avoir donné le maximum de moi-même”, analyse Kévin après 3 ans de prépa HEC au lycée Jacques-Decours (Paris). Comme 5 autres étudiants de sa promo, il a ainsi décidé de “cuber” (refaire sa deuxième année) pour s’offrir une seconde chance aux concours. Certains autres camarades ont préféré, eux, aller à l’université dans l’optique d’intégrer les écoles via les procédures d’admissions parallèles.

Kevin, 20 ans, prépa HEC au lycée Jacques-Decour (Paris) - Bilan“Profiter des dernières semaines avant les concours pour se mettre en condition”

Le jeune homme considère les dernières semaines avant les épreuves non pas comme une période de révisions, mais comme une mise en condition pour les concours. C’est pourquoi lui a préféré, durant cette période, ne pas trop en faire, mais se contenter de quelques épreuves blanches pour se préparer mentalement.
“Les concours sont l’aboutissement de longues années de travail, insiste-t-il. Il ne sert donc à rien de stresser au dernier moment, ce que je n’ai compris que lors de ma dernière année. Si vous êtes bien préparé, vous pouvez rester serein.”

“Au concours, ne pas penser aux écoles, seulement aux épreuves”

Pas question non plus de faire trop de calculs et de raisonnements stratégiques : à l’heure des concours, Kévin recommande de garder “un esprit scolaire”. Lui raconte s’être présenté “sans jamais penser aux écoles qui sont en jeu, mais toujours dans l’idée de réussir chaque épreuve, d’essayer de répondre aux attentes des correcteurs et de donner le meilleur de soi-même.”
Ce qu’il a préféré, ce sont les oraux, “lorsque le jury te pousse à bout pour voir ce que tu as au fond de toi.” Kévin s’est pris au jeu. Il est arrivé avec le sourire et affirme y avoir pris beaucoup de plaisir. Il considère également ces épreuves comme “une bonne occasion de tester son feeling avec les écoles” : lui a ainsi profité, sur place, pour interroger des étudiants.

“L’année prochaine je veux une vie normale”

À la fin de chacune de ses deux dernières années de prépa, le jeune homme a visé les 7 premières écoles de la BCE (Banque commune d’épreuve) mais présente aussi le concours Ecricome. La première fois, il était admissible à l’ICN (Nancy), à BEM (Bordeaux) et à l’ESCEM (Tours-Poitiers). La deuxième année, il a été admissible partout sauf HEC, l’ESSEC et ESCP Europe, et a finalement réussi à intégrer l’EM Lyon.
“Maintenant, je veux retrouver une vie normale. Première chose : je vais me remettre au sport, ce qui est indispensable ! Ensuite, je veux faire un maximum de rencontres et m’impliquer à fond dans la vie associative de l’école.”
Après 3 années d’enseignements généraux et de révisions, Kévin n’a pas eu le temps de réfléchir à ce qu’il préfèrerait faire après ses études. “J’attends beaucoup de ma future école pour affiner mon orientation, mes projets professionnels et découvrir les secteurs d’activité qui me séduiront le plus”, s’enthousiasme-t-il, enfin “délivré” de la prépa.
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Flavien Bascoul
Octobre 2010
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