1. Trois ans d’efforts en prépa HEC : un vrai marathon pour Kévin

Trois ans d’efforts en prépa HEC : un vrai marathon pour Kévin

Envoyer cet article à un ami

Kévin, 20 ans, sort de 3 années en classe préparatoire commerciale. Au lendemain des concours, le jeune homme, finalement admis à l’EM Lyon, pousse une dernière fois la porte du lycée Jacques-Decour, à Paris, pour témoigner de son expérience. Ce qu’il retient de ces années d’efforts soutenus : la necessité de faire preuve d’endurance pour tenir le rythme effrené de la prépa HEC.

“Le rythme de travail est complètement fou, ce qui demande un énorme investissement personnel,” avertit Kévin. Dans sa promo d’une cinquantaine d’élèves, 10 ont abandonné en première année. Épuisés, certains sont même allés jusqu’à s’évanouir en cours. “Ceux qui ont compris comment fonctionne la prépa rentrent chez eux à 18 heures et travaillent jusqu’à minuit, explique-t-il. Il n’y a pas de secret, on doit bosser.”
“L’un d’entre nous – un très bon ami –, qui se trouvait parmi les derniers de la classe en début de seconde année, arrivait à travailler tous les soirs jusqu’à 2 ou 3 heures du matin, s’étonne-t-il. Il n’a fait que progresser dans le classement jusqu’à intégrer l’EM Lyon. C’est une force de la nature, un cas exceptionnel. Mais il est devenu un symbole, une leçon pour les autres. La preuve que le travail finit par payer.”

Kevin, 20 ans, prépa HEC au lycée Jacques-Decour (Paris) - MarathonManiaque de la planification

Très tôt en première année, Kévin s’est aperçu que, pour tenir, il avait besoin d’une organisation irréprochable. Ainsi, il est devenu accro à la plus stricte planification de toutes ses activités. Tableaux Excel et codes couleurs : pendant 3 ans il a découpé, heure par heure, chaque semaine et chaque week-end.
Le jeune homme considère la prépa comme une épreuve d’endurance, un travail de longue haleine. “On découvre, on apprend, on comprend, on se réapproprie les connaissances, explique-t-il. Tout ce que l’on fait durant ces longues années a une incidence sur les concours”. Il estime aussi qu’il est important de lire les journaux et de suivre l’actualité : “Un bon complément aux cours d’histoire géopolitique, sachant que les sujets de concours sont toujours plus ou moins liés à l’air du temps.”

Pas le temps pour le sport

Grand sportif depuis l’enfance, Kévin est passé de 10 heures de sport par semaine au lycée à une demi-heure de footing le dimanche matin en prépa. Un sacrifice qu’il a vécu avec regret. Pour ce qui concerne les vacances, si son rythme de révisions durant les congés intermédiaires restait sensiblement le même que lorsqu’il avait cours, l’été, en revanche, il préférait faire une vraie coupure, trouver un job et s’adonner à tout autre chose. À 10 jours de la rentrée seulement, il se replongeait dans les bouquins, “histoire de s’échauffer avant le marathon.”
“Pour se dédier corps et âme à son travail, il faut bien connaître son organisme, souligne-t-il. Bien manger, savoir décompresser le samedi soir et apprendre à gérer son sommeil. Je n’ai jamais été aussi productif que lorsque je me sentais équilibré. À l’inverse, les imprévus peuvent considérablement perturber la scolarité.”
Pour aller plus loin
Testez votre motivation : êtes-vous fait pour la prépa ?
Découvrez notre enquête : prépa, est-ce vraiment l’enfer ?
Visionnez notre débat en vidéo : la prépa, toujours un bon choix ?
Les conseils d’Éléonore, en prépa littéraire,  et de Théotime, en prépa scientifique.
Consultez notre palmarès des prépas.

Flavien Bascoul
Octobre 2010
Sommaire du dossier
Retour au dossier Trois ans d’efforts en prépa HEC : un vrai marathon pour Kévin Les profs de prépa HEC selon Kevin : “pédagogues et disponibles” L’ambiance en prépa HEC : “l’émulation” plutôt que la “compétition” Le bilan de Kevin, après sa prépa HEC : “Ne pas hésiter à cuber pour décrocher l’école visée”