La prépa selon Eléonore, élève en khâgne

publié le 22 Septembre 2008
3 min

Elève en khâgne et apprentie mannequin, Eléonore, 20 ans, est étudiante en prépa littéraire à Paris. Le reste de son temps (cher…), elle passe des castings et fait des photos. A mille lieues des clichés « beauté écervelée » ou « intello boutonneuse »…

S’inscrire en filière scientifique au lycée pour finalement intégrer une prépa littéraire, cela peut arriver. Eléonore en sait quelque chose et s’en explique comme beaucoup de jeunes en mal d’orientation : "En seconde, je ne savais pas quoi faire. Je ne voulais pas me fermer de portes". Classique... Mais la petite Parisienne "aime les lettres". Pour preuve, elle dégaine de sa bibliothèque personnelle un recueil de poèmes ("Une ombrelle à la main", éditions Flemme vive) qu’elle a écrit et publié à 17 ans, sous l’impulsion de son prof de français. Moins classique… 

Un bac avec mention bien plus tard, la bachelière est refusée à Louis-le-Grand et Henri-IV ("Ils ne voulaient pas de S") mais acceptée à Lamartine. Première année – hypokhâgne option sciences po –  réussie. Pourtant, voici l’ingénue mutée en seconde année au lycée Fénelon, toujours à Paris. "Lamartine ne proposait pas la khâgne que je voulais. J’ai dû changer d’établissement".

En fin d’année, Eléonore tente le Saint des Saints : le concours de l’ENS (Ecole normale supérieure), rue d’Ulm. Et c’est tout. "Personne ne m’a prévenue que d’autres possibilités que la fac s’offraient à moi". L’étudiante "cube" (voir "le dictionnaire de la prépa") donc en 2008. "Cette fois, je vais repasser l’ENS mais aussi tenter la banque d’épreuves Ecricome qui ouvre les portes d’écoles de commerce. Si je n’ai rien, même en province, je m’inscrirai en master à l’université ». Ensuite ? Il faudra choisir entre la communication, le commerce et le journalisme, trois voies qui la tentent.     

Virginie Bertereau

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