La prépa : un rythme à prendre

Par Sylvie Lecherbonnier, publié le 25 Octobre 2009
3 min

A 19 ans, Théotime passe ses journées à faire des maths… ou presque. Élève de maths spé au lycée Charlemagne à Paris, le taupin espère intégrer l’une des meilleures écoles d’ingénieurs françaises. Plongez avec lui dans l’univers de la prépa scientifique, entre compétition et entraide.

Avec quatre heures de devoir sur table chaque semaine, l’emploi du temps de Théotime, en prépa maths spé, avoisine les 35 heures par semaine (dont 12 heures de maths et 6 heures de physique). Sans compter le travail personnel et les colles (deux oraux par semaine : un en maths, l’autre en physique ou en anglais, en alternance).

"Comme pour un sportif de haut niveau, l’entraînement paie"


theotime, prépa maths supAlors la prépa, un bagne ? Théotime hésite. "Il y a des semaines de bagne, peut-être une fois par mois, où tout tombe en même temps : devoir sur table, devoir à la maison, TD à préparer. On peut avoir 10 exercices de maths et 10 exercices de physique à faire du jour au lendemain. Au bout d’un moment, on n’essaie même plus de tous les faire. On fait des paris sur ceux qui vont tomber."

Même constat pour le TIPE (travail d’initiative personnelle encadré), un dossier à réaliser pour susciter l’initiative et la démarche scientifique des taupins. "Au début de l’année on n’arrive à rien mais ensuite, on avance beaucoup plus vite." Comme pour un sportif de haut niveau, l’entraînement paie. Au fil des mois, Théotime travaille de plus en plus vite et de plus en plus efficacement.

Plutôt une "bonne ambiance"


Chaque après-midi après les cours, Théotime et ses potes restent dans la salle de classe des MP* pour faire leurs devoirs. "C’est plus sympa et plus efficace. On peut réfléchir à plusieurs", assure l’élève du lycée Charlemagne. Théotime estime être tombé dans une classe "plutôt sympa" dans laquelle règne "une bonne ambiance". "On m’avait dit : ‘la prépa est un monde de requins avec ses coups foireux et ses arnaques’. Mais en fait, pas trop. Il existe plutôt une entraide générale dans le but d’écraser les autres établissements. Notre objectif ? Que le lycée Charlemagne soit le plus reconnu possible." Un univers très masculin cependant : en maths sup, la classe comptait cinq filles sur 48 élèves.

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