Maths spé : la perspective des concours

Par Sylvie Lecherbonnier, publié le 25 Octobre 2009
3 min

A 19 ans, Théotime passe ses journées à faire des maths… ou presque. Élève de maths spé au lycée Charlemagne à Paris, le taupin espère intégrer l’une des meilleures écoles d’ingénieurs françaises. Plongez avec lui dans l’univers de la prépa scientifique, entre compétition et entraide.

Théotime, en prépa maths spé, a mis de côté ses loisirs pour faire sa rentrée en MP* début septembre. Entrer dans une classe étoilée (réservée aux meilleurs élèves) était un véritable objectif pour le taupin.

Une MP* pour accéder aux meilleures écoles


Le lycée Charlemagne compte deux classes de MPSI (Maths sup) puis une classe de MP et une de MP* (maths spé). "Les différences d’enseignement ne sont pas gigantesques mais le rythme est plus rapide. On voit plus de notions hors programme et, du coup, on a plus de chances d’accéder aux meilleures écoles." Le jeune homme sait qu’il ne lui reste que six mois avant le début des concours en avril. Au terme de compétition, Théotime préfère celui d’émulation. "Ce qui m’intéresse c’est de constater mes propres progrès. Je préfère me dire ‘j’ai réussi quelque chose’ plutôt que ‘j’ai mieux réussi que lui’."

Un budget concours



theotime, prépa maths supSi la classe préparatoire scientifique ne coûte pas cher (pas de frais de scolarité, peu de livres à acheter), passer les concours fait grimper la facture. "Selon le nombre d’écoles choisies, le budget varie entre 700 et 1 200 euros", estime Théotime. Il sait déjà qu’il tentera Mines-Ponts, Centrale-Supélec et CCP (Concours communs polytechniques). Quant aux concours des ENS (Ecoles normales supérieures) ou de Polytechnique, "Pourquoi pas ? Pour voir les sujets, pour le fun ! Un concours de plus, c’est une chance de plus de toutes façons". Un marathon qui durera jusqu’en juillet avec les épreuves orales.

Théotime n’a pas encore d’idée bien précise sur l’école qu’il souhaiterait intégrer. Centrale Paris a aujourd’hui ses faveurs en raison de ses doubles diplômes à l’international. "J’ai vu une plaquette de Centrale mais pas des autres écoles", avoue-t-il. Le taupin vise l’école la plus généraliste possible pour se laisser un maximum de choix de carrière.

Le jeune homme n’envisage pas pour le moment de redoubler en "cinq demis" (deuxième maths spé), comme dix de ses camarades de classe cette année. Mais tout dépendra de ses résultats. "Si je suis dans les premiers recalés à Centrale Paris, j’aurais sans doute envie de retenter ma chance l’année suivante."

Quoi qu’il arrive, après deux (ou trois) années de prépa, Théotime espère bien "se reposer" en école d’ingénieurs. Et pourquoi pas reprendre le théâtre ?



Articles les plus lus

Contenus supplémentaires

A la Une prépa

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !