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Décryptage

Zoom sur la prépa Sciences po de l’université de Rouen

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Les prépas à la fac se multiplient. Comment fonctionnent-elles ? A quels concours préparent-elles et avec quelles chances de réussite ? L’Etudiant fait le point.

Se préparer en un an aux concours des IEP (instituts d’études politiques) tout en étudiant à la fac : tel est le concept de la prépa de l’université de Rouen, créée en partenariat avec le lycée Camille-Saint-Saëns.

Pour sa 1re année d’existence, les résultats ne se sont pas fait attendre : la moitié des élèves ont intégré un IEP en septembre 2011 (hors Sciences po Paris, qui ne recrute pas à bac+1), soit vingt étudiants sur quarante. Les autres ont continué en licence 2 (sociologie, histoire, droit, économie, etc.) à l’université.


Le principe est simple : les élèves suivent un tronc commun de préparation aux concours des IEP (histoire, culture générale, langues) d’environ 20 heures par semaine, dans une petite classe d’une quarantaine d’étudiants. À cela s’ajoutent des cours dans une dominante au choix (sociologie, droit, histoire, économie ou philosophie), qu’ils suivent avec les autres étudiants de licence (environ 8 heures par semaine).

 
Moins stressant qu’une prépa classique

 
Le rythme est intense car, en plus des cours, les élèves passent des colles et doivent rendre des dissertations. Deux concours blancs sont organisés dans l’année. "C’était un vrai rythme de prépa. Je travaillais tous les soirs entre 2h30 et 3h en plus des cours. Le week-end, je pouvais un peu souffler", se souvient Clémence, aujourd’hui à l’IEP de Grenoble.

Pour autant, Clémence estime que cette prépa était "moins stressante" qu’une prépa classique, notamment car il y a cette dimension universitaire. "C’est un bon compromis entre le côté très encadré d’une prépa et les cours à la fac", estime Anne Bidois, enseignante dans cette classe. "On ne se mettait pas de bâtons dans les roues entre élèves. Au contraire, je me suis fait de très bonnes amies", se souvient Clémence.

 
Une sélection rude à l’entrée

 
Attention, n’entre pas qui veut dans cette prépa. 800 dossiers ont été reçus via la procédure APB (Admission post-bac) pour la rentrée 2011 (pour sa 2e année d’existence !). Seuls 60 ont été acceptés, pour 48 inscrits à la rentrée. Des élèves de toute la France se portent candidats – qu’ils soient issus de terminale ES, L ou S.

"Nous regardons les résultats obtenus en 1re et terminale en histoire, philo, langues, français, et économie pour les ES. La plupart des admis ont au moins 13-14/20 de moyenne. La lettre de motivation est également importante, notamment s’il y a un projet d’études précis", assure Anne Bidois.

Pour ceux qui ne sont pas admis, il existe un lot de consolation séduisant : la nouvelle licence "humanités et monde contemporain", lancée par l’université de Rouen à la rentrée 2011. Au programme : langues, culture générale, histoire, économie… Les étudiants passés par la prépa IEP peuvent la rejoindre directement en L2.


Clémence, 19 ans, en 1re année à l’IEP de Grenoble, a suivi la prépa de l’université de Rouen
C’est en parcourant les méandres d’APB (Admission post-bac) que Clémence a découvert l’existence de la prépa IEP de l’université de Rouen. Elle qui habitait tout près, à Neufchâtel-en-Bray, a hésité avec une prépa B/L au Havre. Mais c’est finalement la prépa IEP qu’elle place en premier choix. "J’avais 14/20 de moyenne en S. J’étais dans les 5 premiers de ma classe, et j’ai été prise."
De cette année, elle garde un bon souvenir. "On avait un très bon encadrement, le niveau était élevé." Clémence choisit comme dominante la sociologie. Une vraie révélation. "J’ai adoré mes cours de sociologie politique." Bilan des courses : Clémence était sur liste d’attente pour le concours commun des 6 IEP, mais obtient une place à l’IEP de Grenoble. Sans aucun regret.

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