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Juliette, en prépa MPSI : “Il est important d’acquérir les bonnes méthodes de travail dès le lycée. En prépa, il est déjà trop tard”

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Tout le monde vous dit qu’il n’y a pas mieux pour commencer vos études. Mais savez-vous à quoi vous vous engagez si vous entrez en prépa ? Êtes-vous taillé pour affronter la dose de travail à fournir et encaisser le choc de la transition avec le lycée ? Le choc de la notation, les recettes pour gérer les moments difficiles, les pièges à éviter : pour vous éclairer, 5 élèves des filières scientifique, littéraire et économique reviennent sur leurs débuts et livrent leurs conseils.

Juliette Lesturgie, 18 ans est en première année de prépa MPSI au lycée Blaise-Pascal, à Orsay (91).


Le choc de la prépa

 
Juliette, 18 ans, en prépa MPSILa transition lycée-prépa MPSI (mathématiques, physiques - sciences de l’ingénieur), encore très récente puisqu’elle entame sa première année, a été difficile pour Juliette. “Se mettre à travailler dès le premier jour, ça fait un choc. Je suis rentrée un jeudi. On m’a donné un devoir à rendre pour le samedi suivant, ainsi que des exercices type Centrale et Polytechnique.”

En prépa, le rythme est très soutenu dès le départ. Au lycée, les professeurs prennent le temps d’expliquer. En classe prépa, ils avancent dans le programme, même si les élèves ne suivent plus. “Au bac, j’avais eu 17/20 en maths, 19/20 en physique-chimie, 17/20 en anglais… Ce qui n’est pas très significatif en soi, puisque pratiquement tout le monde a eu ces notes-là dans ma classe. Mes premières notes en prépa ? 6/20 en maths, 3,5/20 en physique-chimie. De quoi avoir le moral à zéro !”


Comment elle l’a vécu

“Très mal au début. D’autant que, parfois, même en travaillant plus, on n’y arrive pas mieux !” Juliette se pose beaucoup de questions : “Est-ce que j’ai fait le bon choix ? Est-ce que je vais tenir toute l’année ? Comment vais-je faire pour sortir, voir des amis ou aller faire du sport ? J’étais un petit peu paniquée, comme les autres…


Comment elle a réagi

Juliette essaie d’être plus rigoureuse, (“ce qui passe au lycée ne suffit plus en classe prépa”), de travailler régulièrement (“2 à 4 heures par soir”) pour ne pas laisser s’accumuler les cours, de tout retenir, de faire des exercices “dans tous les sens” pour approfondir ses connaissances. Elle s’applique aussi à relativiser ses résultats et à rester positive. “C’est surtout le fait de sympathiser avec les autres élèves qui m’a rendue plus forte. On s’entraide, on travaille ensemble. D’ailleurs, notre classe a un forum Internet (qui parle des cours, évidemment) et il existe des petits groupes d’entraide sur Facebook. On peut donc échanger des idées, des conseils, ou tout simplement comprendre le cours avec des amis.”

Petit à petit, Juliette s’habitue ainsi au rythme de la prépa, “ensuite, on se réjouit d’un rien. Par exemple, quand on passe de 6 à 6,5 entre deux devoirs : on progresse ! Ou quand les profs viennent nous voir pour nous féliciter – et c’est rare – d’avoir obtenu la moyenne à un devoir et nous apportent leur soutien.” Et finalement, elle ne regrette pas son orientation. “Maintenant que je me suis habituée au rythme, je peux dire que je referais le même choix. En prépa, on rencontre des personnes géniales et, même si c’est difficile, les cours sont intéressants.”


Son conseil

“Il est important d’acquérir les bonnes méthodes de travail dès le lycée. En prépa, on n’a plus le temps, il est déjà trop tard. Beaucoup d’élèves prennent de l’avance pendant les vacances d’été, et il me semble que la transition s’avère beaucoup moins difficile pour ceux-là.”


Ses notes


Maths : 17-18 en terminale ; 8,5-9 en première année de prépa.
Physique-chimie : 16 en terminale ; 8 en première année de prépa.
Anglais : 15 en terminale ; 11 en première année de prépa.


Pour aller plus loin : Admission en classe prépa : 6 candidatures passées au crible / À quoi doit-on s'attendre en prépa ? / Réussir sa prépa, les réponses à vos questions / La prépa, point de départ d’études longues

Sommaire du dossier
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