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Sarah, en prépa BCPST : “Les profs nous préviennent que les notes seront basses”

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Tout le monde vous dit qu’il n’y a pas mieux pour commencer vos études. Mais savez-vous à quoi vous vous engagez si vous entrez en prépa ? Êtes-vous taillé pour affronter la dose de travail à fournir et encaisser le choc de la transition avec le lycée ? Le choc de la notation, les recettes pour gérer les moments difficiles, les pièges à éviter : pour vous éclairer, 5 élèves des filières scientifique, littéraire et économique reviennent sur leurs débuts et livrent leurs conseils.

Sarah Lebaz, 19 ans, en seconde année de prépa BCPST au lycée Louis-Barthou, à Pau (64).


Le choc de la prépa

Sarah, 19 ans, en prépa BCPSTIssue d’un très bon lycée de Toulouse, Pierre-de-Fermat, Sarah n’a pas trop souffert en arrivant en prépa BCPST (biologie, chimie, physique, sciences de la Terre). Au lycée, la bachelière avait un niveau moyen par rapport à sa classe de terminale S, mais, avec 15,8 de moyenne au bac, elle a décroché la mention bien. Le passage d’une terminale de très bon niveau à une prépa moyenne a donc plutôt joué en sa faveur, notamment en maths.

“J’étais étonnée d’être parmi les premières de ma prépa avec 13,5 de moyenne, alors que j’étais parmi les derniers élèves en terminale.” Comme souvent, un autre décrochage est arrivé en seconde année. “Il y a eu une hécatombe dans la classe en mathématiques, avec que des notes inférieures à la moyenne. Moi-même, j’ai eu 5/20 et j’espère finir le premier trimestre autour de 8 !”


Comment elle l’a vécu

Pour Sarah, le principal choc par rapport au lycée ne vient pas de la baisse, relative, des résultats. “On savait à quoi s’attendre et les profs nous préviennent que les notes seront basses. Le fait que toute la classe se retrouve en dessous de 8, cela aide à relativiser. Le plus important, c’est de ne pas se planter le jour du concours.” En revanche, Sarah a dû s’adapter à la nouvelle quantité de travail. “Ce n’est pas la même façon d’apprendre. Au lycée, on peut se permettre de bachoter la veille d’un devoir, mais ce n’est plus possible en prépa. Les cours sont bien plus détaillés et la quantité de connaissances n’est pas comparable.”


Comment elle a réagi

Selon Sarah, l’environnement compte beaucoup dans la capacité à se mettre au travail. “L’effet de groupe nous pousse à bosser, explique-t-elle. On se retrouve entourés de gens qui travaillent et qui, en plus, sont loin de chez eux, pour la plupart. Il y a un effet de solidarité plus que de compétition.” En maths et en physique, Sarah a apprécié de pouvoir réviser en groupe, “pour se soutenir et s’entraider”. Côté organisation, l’étudiante a mis en pratique le principe des fiches-résumés, qu’elle juge “très efficaces pour mémoriser les cours”.

Surtout, Sarah sait qu’elle doit travailler régulièrement, sans prendre de retard. Cela veut dire beaucoup de concessions sur les sorties et sur les retours dans sa famille. “Je rentre en moyenne une fois par mois à Toulouse. Mais, comme je pars le samedi à 14 heures après le devoir sur table et que j’arrive à 16 heures, je suis chez moi pour seulement vingt-quatre heures. Ce qui fait que, dans mon cas, rentrer chez mes parents est presque une perte de temps.”
 

Son conseil
 

“Il faut éviter de se renfermer sur soi et de s’isoler. Il est important de se constituer un bon groupe d’amis avec qui on peut travailler et se détendre de temps en temps.” Sarah n’a pas eu trop de difficultés à rencontrer des étudiants, grâce, notamment, aux soirées d’intégration/désintégration, mais, aussi, parce qu’il y avait beaucoup d’élèves qui se retrouvaient expatriés à Pau, comme elle. “En début d’année, on était nombreux à être en galère d’appartement et à s’échanger des conseils, et cela nous a pas mal rapprochés.”


Ses notes

Maths : 10 en terminale, 13,5 en première année de prépa.
Physique : 12,5 en terminale, 8 en première année de prépa.
Biologie : 12,5 en terminale, 8 en première année de prépa.

Pour aller plus loin : Admission en classe prépa : 6 candidatures passées au crible / À quoi doit-on s'attendre en prépa ? / Réussir sa prépa, les réponses à vos questions / La prépa, point de départ d’études longues

Sommaire du dossier
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