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Concours de fin de khâgne : mode d'emploi pour les IEP, les ESC et autres écoles

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En 2011 ou en 2012, le concours de normale sup’ devrait se transformer en concours de « fin de khâgne », qui ouvrira les portes des écoles de commerce et de certains IEP.

En juin 2011, les étudiants en 2ème année de prépas littéraires vont essuyer les plâtres. Pour la première fois, le traditionnel concours des ENS (écoles normales supérieures) leur permettra d’être admissibles dans une cinquantaine d’autres établissements, selon leurs vœux. Une bonne nouvelle pour les khâgneux, dans la mesure où ce concours affichait un taux de réussite rédhibitoire : moins de 4% d’élus.

Pour les écrits, les étudiants devront s’inscrire à la BEL (banque commune d’épreuves littéraires), le concours commun d’entrée aux ENS Ulm et Lyon. « Les ENS restent organisatrices des concours et conceptrices des sujets et des programmes. Les contenus de formation dispensés dans les classes préparatoires littéraires ne connaissent aucun changement », précise la circulaire du ministère de l'Enseignement supérieur, publiée au bulletin officiel du 9 décembre 2010
Les étudiants devront aussi faire acte de candidature aux établissements qui les intéressent, en cochant des cases.

Outre les ENS (Ulm, Lyon, Cachan filière anglais), voici les écoles qui utiliseront, en juin 2011, la BEL :

- Le Celsa (Paris-4). Entrée en L3 « information-communication » ou en M1 de journalisme, pour les étudiants qui ont cubé. Le Celsa fixera sa barre d’admissibilité aux écrits de la BEL, et organisera ensuite des oraux : entretien de personnalité et anglais. Pour l’entrée en M1, s’ajoute à cela un questionnaire d’actualité. A noter : les étudiants de khâgne pourront aussi se présenter au concours traditionnel d’entrée en L3 du Celsa, sans passer par la BEL.

- Les écoles de commerce du concours BCE (environ 30 écoles, dont HEC, l'Essec, l'ESCP Europe, Audencia, Grenoble EM, l'Edhec ect).
Entrée en 1ère année. La BCE utilisera les résultats des étudiants aux écrits de la BEL. Toutefois, les étudiants devront passer, en plus, une autre série d’épreuves : contaction de texte, langue 1, langue 2, et trois dissertations (histoire, lettres ou philosophie, au choix). Chaque école applique ses propres coefficients aux différentes matières.
A partir de leurs résultats à la BEL et aux épreuves spécifiques BCE, les candidats obtiendront un nombre de points sur 600. Ils seront alors « interclassés » avec les autres étudiants issus de prépas économiques et commerciales, dont le concours est également noté sur 600. Chaque école fixera sa propre barre d’admissibilité, et organise ses oraux. Pour plus d'informations, consulter la brochure BCE du concours 2011.

- Les écoles de commerce du concours Ecricome (BEM, Euromed, ICN Nancy, Sup de Co Reims, Rouen BS, et ESCEM).
Entrée en 1ère année. Contrairement à la BCE, les étudiants seront classés à part, et non « mélangés » aux autres prépas commerciales. De plus, ils seront admissibles uniquement à partir de leurs notes à la BEL, et n’auront pas à passer d'épreuves supplémentaires.
Chaque école fixera sa barre d’admissibilité et ses coefficients. Les candidats passeront ensuite les oraux dans chaque ESC (entretien de personnalité et langues). Au total, ces six écoles proposeront 175 places.

- Les IEP (Instituts d'études politiques) d’Aix, Lille, Lyon, Rennes et Toulouse
Admissibilité en M1 à partir des notes obtenues à la BEL. Chaque IEP applique ses propres coefficients aux épreuves. Il dresse ensuite sa liste de candidats admissibles, égale à trois fois le nombre de places proposées. L’admission s’établit ensuite après un oral de motivation. Les étudiants qui n’ont pas cubé peuvent aussi être admis, mais ils doivent au préalable effectuer une année de L3 selon les modalités proposées par le jury (année supplémentaire de khâgne, L3 dans un université, avec un séjour à l’étranger).
Comme les années précédentes, les étudiants qui « cubent » peuvent aussi candidater au concours master traditionnel des différents IEP. Ils ne peuvent cependant être candidats aux deux voies.

- L’ESIT (Ecole de traduction et d’interprétariat de Paris-3).
L’admissibilité est définie à partir des notes obtenues a la BEL. L’admission se réalise après une épreuve supplémentaire au choix (traduction écrite ou oral d’interprétation).
Les étudiants qui ont « cubé » (effectué deux années de khâgne) entrent en M1. Les étudiants « carrés » (qui n’ont effectué qu’une seule khâgne) peuvent également être admis, mais ils doivent effectuer une L3 dans une université française ou étrangère au péalable. Ils conservent leur admission pendant un an dans l’école.

- L’ISIT (Institut de management et de communication interculturels, Institut catholique de Paris).
Entrée en L3 ou en M1 pour les étudiants qui ont cubé. Admissibilité à partir des notes obtenues à la BEL. L’école prévoit aussi une épreuve supplémentaire de traduction. Des admissions sur dossier sont également possibles, en dehors de la BEL.

- L’école des Chartes
Admissibilité à partir des épreuves d’histoire et de langue 1 de la BEL. L’école organise en plus ses épreuves propres (latin…).

- L’Ismapp (Institut supérieur du management public et politique). Admissibilité à partir des épreuves de la BEL, admission en L3.

Jessica Gourdon
Décembre 2010
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