Rythme, organisation, bilan… : deux anciens élèves de prépa partagent leur expérience

Par Clément Rocher, publié le 25 Novembre 2020
6 min

Comment se passe la transition entre le lycée et la classe préparatoire ? Comment bien s'organiser ? Quel est le rythme de travail en CPGE ? Deux anciens préparationnaires, désormais étudiants en Grande école, répondent aux questions les plus fréquentes sur l'expérience de la prépa.

À l'occasion d'une conférence proposée dans le cadre du salon virtuel des Grandes écoles qui se tient jusqu'au 30 décembre 2020, deux étudiants ont partagé leur expérience de la classe préparatoire aux Grandes écoles (CPGE).

Aymeric a intégré l'école d'ingénieurs Epita après trois années de classe préparatoire scientifique (filière PC) à Lyon. Cloé est actuellement étudiante au sein de l'école de management Audencia après deux années de classe préparatoire ECE (prépa économique et commerciale option économique) à Strasbourg. Pour information, la prépa ECE sera remplacée par la voie ECG à compter de septembre 2021.

Lire aussi

Une transition lycée/classe prépa assez progressive

Cloé : "On entend souvent que la transition est difficile mais personnellement, je n'ai pas trouvé que c'était insurmontable. C'est certain qu'il y a du changement et que c'est plus dur, notamment dans les matières stratégiques comme les mathématiques. Pour quelqu'un qui a travaillé correctement pendant ses années lycée, c'est tout à fait faisable et il ne faut pas s'inquiéter outre mesure.

En prépa, nous avons revu les bases afin de remettre tout le monde sur un pied d'égalité les deux-trois premières semaines. Nous avons abordé certaines notions que d'autres n'ont pas vues, cela dépend du lycée d'où l'on vient. Il y a vraiment des élèves qui arrivent à faire un bond extraordinaire en entrant en prépa."

Aymeric : "La transition se fait de manière assez progressive entre la période de la rentrée et la fin du mois d'octobre. Après, on commence à vraiment entrer dans le rythme de la classe préparatoire. La classe prépa apporte un regard nouveau sur les bases scientifiques que nous avons déjà, tout en apportant de la rigueur."

Lire aussi

Une montée en puissance du rythme de travail

Cloé : "Le rythme de travail était tout à fait supportable en première année : j'avais tous mes vendredis soirs et mes week-ends de libre. Cela permettait de penser à autre chose et de faire des activités extrascolaires, c'est important de s'aérer la tête.

Je travaillais trois heures chaque soir en première année puis le rythme s'est accéléré en deuxième année, cela devient plus intense en termes de charge de travail. À ce moment-là, je travaillais quatre/cinq heures chaque soir et le week-end aussi. J'ai maintenu mes activités extrascolaires en deuxième année jusqu'au mois de décembre."

Aymeric : "Je travaillais deux heures chaque soir et aussi les week-ends, mais c'était difficile de travailler un samedi après-midi après un devoir surveillé. Il me fallait un peu de temps pour souffler tous les jours !

Quand on arrive en classe préparatoire, notre capacité de travail est faible et on peut se sentir assez vite débordé, même si la quantité de travail demandé n'est pas grande. Notre capacité de travail augmente en même temps que notre charge de travail. Le rythme s'intensifie mais c'est pour le mieux."

Lire aussi

La planification comme clé de la réussite

Cloé : "Il faut avoir une vision de son travail sur le long terme et surtout ne pas se dire de travailler la veille pour le lendemain pour avoir une bonne note à un devoir. Si vous travaillez exprès pour un devoir, vous allez avoir les connaissances, mais uniquement ce jour-là, puis vous allez les oublier !

Il faut donc se faire un planning pour acquérir des connaissances et qu'elles deviennent durables. Il ne faut pas non plus attendre deux jours avant de se dire qu'il faut s'y mettre. Il est même recommandé de faire des fiches de révision pour revoir des concepts, elles doivent être aérées avec les points immanquables."

Aymeric : "Il y aura une multitude d'occasions pour vous exercer dans chaque partie de votre cours : il faut regarder sur le long terme. Cela demande d'organiser son travail – beaucoup plus qu'au lycée ! et de bien trier ses chapitres, savoir où chercher telle ou telle information sans perdre une heure. On apprend rapidement à établir un ordre de priorités."

Le bilan de la prépa : ouverture et culture

Cloé : "Ce sont deux années qui m'ont fait grandir. La classe prépa m'a apporté une ouverture d'esprit et une aisance orale que je n'avais pas auparavant. J'ai vraiment évolué et changé d'avis sur énormément de points."

Aymeric : "La classe prépa permet de se forger dans énormément de domaines aussi bien scientifiques que dans la vie en général. Beaucoup de cours m'ont permis de voir le monde différemment. Si la prépa correspond à votre projet d'études, il ne faut pas hésiter à la faire."

Articles les plus lus

A la Une prépa

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !