1. Joris, en DIMA: "Chez moi, je fais des créations en pâtisserie"

Joris, en DIMA: "Chez moi, je fais des créations en pâtisserie"

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Vos résultats scolaires au collège ne sont pas suffisants pour poursuivre des études dans la voie générale ? Vous avez déjà un projet professionnel ? Vous souhaitez en construire un après la 4e ? Une alternative à la classe de 3e ordinaire de collège s’offre à vous : la 3e prépa pro (ex-3e DP6).

Joris, 15 ans, préapprenti en DIMA au CFA des métiers de la gastronomie à Paris 19e, a su dès la 6e qu’il exercerait un métier manuel et découvert son goût pour la pâtisserie dès la 4e.




























Joris se sent transformé depuis qu’il est préapprenti au CFA des métiers de la gastronomie. "Au collège, j’écoutais, mais je ne travaillais pas chez moi. Maintenant, je travaille les gâteaux chez moi, je fais des créations en pâtisserie et j’ai un intérêt à venir en cours aussi, parce que c’est important pour être cultivé." Et sa mère est désormais heureuse qu’il ait trouvé sa voie. "Avant, elle était inquiète et m’engueulait parce que je ne travaillais pas", confie le jeune homme.

Un métier manuel, plutôt qu’intellectuel


C’est à partir du CM1 que la motivation de Joris pour l’école a commencé à décliner. En 6e, il se dit qu’il exercera un métier manuel, plutôt qu’intellectuel, sans savoir précisément lequel. Jusqu’en 4e, il parvient à passer dans la section suivante en se reposant sur son frère jumeau, Charles, qui plafonne aujourd’hui à 16 de moyenne en seconde.

La révélation en stage


L’été avant de redoubler sa 4e, Joris effectue un stage de 2 semaines en boulangerie-pâtisserie. Une révélation. "Depuis ce stage, je sais que c’est ça que je veux faire. J’adore les petits métiers. Travailler de ses mains, mettre en valeur les produits, tout ça…"

Découverte du DIMA lors de sa deuxième année de 4e


Côté motivation pour les disciplines scolaires, rien ne bouge pendant sa deuxième année de 4e, mais Joris découvre alors l’existence du DIMA (dispositif d’initiation aux métiers en alternance), en se rendant dans un CFA juste à côté de chez lui. Il apprend que ce dispositif est accessible après la 4e à condition d’avoir au moins 15 ans l’année de la rentrée scolaire en DIMA. Sûr de vouloir devenir pâtissier, il postule pour le DIMA de l’école Ferrandi et celui du CFA des métiers de la gastronomie dans le 19e arrondissement. "J’avais 11 de moyenne et ce n’était pas le niveau pour être pris à Ferrandi. Ici, on ne te sélectionne pas sur les notes", observe le jeune homme.

Son rêve : travailler avec Christophe Michalak


Depuis la rentrée 2011, le préapprenti est à 15 de moyenne générale "et quand on a 15, on va directement en bac pro ici", se réjouit Joris. Le futur pâtissier rêve de décrocher un bac pro, puis une mention et de travailler au Plaza Athénée, avec Christophe Michalak, qu’il admire beaucoup. Il fait un press book, où figurent toutes les photos de ses plus belles créations. Et travaille déjà sur la lettre de motivation qu’il enverra au champion du monde de pâtisserie, au moment opportun.


Sommaire du dossier
Retour au dossier Etes-vous fait pour un DIMA ? Avez-vous le profil pour une 3e prépa pro ? Reportage dans une classe de 3e DP6 (devenue 3e prépa pro à la rentrée 2012) : 10 mois pour se reconstruire Alana, en 3e DP6 : "On m’envoyait au fond en me disant que je n’arriverais à rien !" Lucas, en 3e DP6 : "Je n’avais aucune envie de rester au collège !" Reportage dans une classe de DIMA : des grands enfants en costume de pâtissier Mohamed, en DIMA : "Cela ne sert à rien que je joue maintenant et que je galère après" Mamadi, en DIMA : "Si je n’avais pas ces problèmes de dos, cela me plairait" Joris, en DIMA: "Chez moi, je fais des créations en pâtisserie"