Pour réussir les grands concours : parlez français !

publié le 20 May 2011 - Mis à jour le 23 May 2011
3 min

Parmi les matières les plus pertinentes pour enrichir votre culture générale figurent, en 1er lieu, le français et la philo. Il faut absolument connaître les grands auteurs et leurs œuvres. "S’astreindre à ne lire que des romans policiers parce qu’on veut devenir commissaire de police n’est pas la meilleure solution pour impressionner un jury, bien au contraire", ironise Bernadette Duarte, maître de conférences à la faculté libre de droit de Lille.

Si les grands concours de l’administration vous attirent dès le lycée, vous avez donc plutôt intérêt à opter pour une filière ES ou L, plutôt que S. Et à conserver vos cours ! "La polémique autour de Céline a donné l’idée au jury des oraux blancs du concours de commissaire de commissaire de police de demander aux candidats de citer deux ouvrages de cet auteur", détaille Bernadette Duarte. En êtes-vous déjà capable aujourd’hui ?

Marie Masclet de Barbarin, maître de conférences à la faculté de droit d'Aix-Marseille 3, insiste aussi sur l’intérêt d’être bon en français, et pourquoi pas de conserver cette matière en terminale, si votre lycée le permet. "L’expression écrite ainsi que la maîtrise du vocabulaire et de la syntaxe sont indispensables, et font vraiment la différence aujourd’hui dans une copie, car les fautes sont de plus en plus nombreuses" insiste-t-elle. Une preuve ? Le jury du concours de directeur d’hôpital, constate, en 2010, "pour un concours de catégorie A, beaucoup de copies avec des fautes d’orthographe ou des défaillances dans la grammaire ou la syntaxe". Il donne même un exemple, tiré d’une vraie copie : "les anciens Présidents de la République sont membres avis (sic !) du Conseil constitutionnel". Si vous ne voyez pas le problème : vous avez du boulot !

Le conseil de Mathilde, reçue au concours de commissaire de police, à 23 ans


Mathilde a toujours voulu être commissaire. Après un bac ES, elle s’inscrit en fac de droit. 5 ans plus tard, son rêve est devenu réalité. A 25 ans, elle s’apprête à faire ses premiers pas professionnels dans un commissariat à Roubaix (59).


"J’ai eu un bac ES et mes matières préférées étaient le français, l’histoire-géographie et les langues. Pour réviser le concours de commissaire, j’ai réutilisé mes cours du lycée : ceux d’économie et d’histoire essentiellement. Cela m’a été utile pour réviser plus particulièrement l’histoire depuis 1945 à nos jours."


Céline Manceau

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