Paris Design Week 2022 : des étudiants d’art et de design présentent leur projet de fin d’études

Par Séverine Mermilliod, publié le 15 Septembre 2022

La Paris Design Week 2022 se tient jusqu’au samedi 17 septembre. L’occasion pour les étudiants et jeunes diplômés d’écoles d’art et de design de présenter leur travail, à l’instar de Clément, Marie, Tom et Camille.

Alors que la Paris Design Week 2022 a commencé jeudi 8 septembre, le Campus des métiers d’art et du design a présenté une exposition, Design for a wild world, autour des projets de fin d’études de dizaines d’étudiants sélectionnés. Étaient représentés 17 établissements parisiens, dont huit écoles supérieures publiques et privées d’art et de design. L’occasion de découvrir à travers eux la diversité des métiers d’art, verrerie, broderie, design, animation

L'exposition du Campus des métiers d’art et du design réunit notamment huit écoles supérieures publiques et privées d’art et de design.
L'exposition du Campus des métiers d’art et du design réunit notamment huit écoles supérieures publiques et privées d’art et de design. // © Severine Mermilliod

Réfléchir à l'impact de la pratique sur l'environnement

L’objectif de l’exposition était aussi de montrer que ce domaine d’études, "responsable par essence" selon Antoine Destrés, représentant du recteur de Paris, est conscient de son impact sur l’environnement et capable de faire face à ces nouveaux enjeux : raréfaction des matières premières, recyclage des déchets et seconde vie.

Ainsi le projet de fin d’études de Tom, 24 ans, récemment diplômé de l’école Bleue Global Design, est une chaise dont tous les éléments sont modulables – et donc remplaçables.

Tom, 24 ans, a imaginé une chaise éco-responsable.
Tom, 24 ans, a imaginé une chaise éco-responsable. // © Severine Mermilliod

Quant à Clément, 29 ans et tout juste sorti de l’école Camondo, il a travaillé autour des déchets, ramassés entre Nice et Toulon, pour en faire des costumes. "Mon projet est fondé sur un mémoire autour des low-tech et de l’esthétique du film Mad Max. Je me suis demandé à quoi ressemblerait un monde à la Mad Max, dans lequel une tribu viendrait évoluer et ramasser tout ce qu’elle trouve pour se faire des vêtements", détaille l’ex-étudiant en architecture d’intérieur et design, d’abord passé par l’ébénisterie.

Clément, 29 ans, a travaillé avec... des déchets pour donner vie à un projet futuriste autour du film "Mad Max".
Clément, 29 ans, a travaillé avec… des déchets pour donner vie à un projet futuriste autour du film "Mad Max". // © Severine Mermilliod

Ses costumes futuristes ont été réalisés en voile de bateau, en écorces de palmier, en filet de pêche… "Ils ont ensuite été portés par un performeur, pour leur donner vie. Ce sont un peu des personnages mythologiques, avec Icare, qui volait trop près du soleil…"

Design, bijouterie, ébénisterie : tous les métiers d'art représentés

L’exposition présente tout un panel de pratiques artistiques, comme cette platine vinyle sur pied conçue comme une œuvre d’art, des planches de bande dessinée sur le climat, un film d’animation en stop-motion sur un petit renard ou des bijoux et articles de maroquinerie…

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Camille, 23 ans, a choisi comme médium la sérigraphie. Diplômée d’un DNMADE (diplôme national des métiers d'art et du design) ébénisterie et parcours événement à l’école Boulle, elle a conçu et fabriqué elle-même de A à Z un petit atelier mobile de sérigraphie en bois, qui comporte une demi-douzaine de caissons renfermant le matériel nécessaire à sa pratique. "Je voulais parler du braconnage. Pour toucher les gens, il faut aller dans la rue. La sérigraphie permet de sensibiliser mais de passer un bon moment !", raconte l’étudiante, dont l’atelier ludique et visuel, visible dans la vidéo ci-dessus, intrigue de nombreux visiteurs.

Succès aussi pour le projet de Marie, 22 ans et diplômée d’un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) de l’ENSAAMA. "J’ai voulu bousculer les codes de la broderie, explique celle qui est aussi originaire d’une formation en broderie métallique. Elle est trop souvent considérée comme un ornement. Je voulais reconsidérer ses propriétés techniques."

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En résultent des broderies d’or en volume qui relèvent autant de l'ouvrage d'aiguille que du domaine du bijou. "Je vais utiliser le marteau, la soudure, le fil de métal et les outils du bijoutier sur mes broderies", donne en exemple Marie. Elle souhaite désormais orienter ses travaux vers l’accessoire pour cheveux et les bijoux un peu plus accessibles – bijoux qu’elle porte déjà aux oreilles.

Marie, 22 ans, a présenté un travail innovant autour de la broderie.
Marie, 22 ans, a présenté un travail innovant autour de la broderie. // © Severine Mermilliod

Comme elle, Emmanuelle, 24 ans, a souhaité croiser les techniques, cette fois du design et de la verrerie, pour concevoir une table d’appoint en verre soufflé. "J’ai appris à souffler du verre, avec un artisan verrier à Lyon qui a 93 ans ! Ça a bien clos mon diplôme, avec une belle rencontre dans le monde de l’artisanat."

Le vernissage de cette exposition s’est déroulé à l’Académie du climat, en présence de 600 personnes, parmi lesquelles l’adjointe à la maire de Paris, Christine lemardeley ; Sarah Alby, directrice de l'Académie du climat, et Antoine Destrés.

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