1. Patrimoine : quelles formations pour quels débouchés ?
Décryptage

Patrimoine : quelles formations pour quels débouchés ?

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Conservateur, restaurateur, commissaire-priseur : trois métiers qui ont une mission importante pour la conservation du patrimoine. // © Francesco Cantone/iStock
Conservateur, restaurateur, commissaire-priseur : trois métiers qui ont une mission importante pour la conservation du patrimoine. // © Francesco Cantone/iStock

Le conservateur et le restaurateur sont avant tout des passionnés d’histoire de l’art. Quant au commissaire-priseur, il connaît le marché de l’art et le droit sur le bout des doigts.

Six Français sur dix ont visité un site culturel au moins une fois sur les 12 derniers mois (enquête CREDOC juin 2018). Les Français sont de grands amateurs de patrimoine et le secteur se porte bien, avec près de 100.000 employés (musées, monuments historiques…).

Le conservateur

Ce professionnel des musées choisit et étudie les œuvres à exposer. L’INP (Institut national du patrimoine), à Paris, forme en dix-huit mois à ce métier après un concours où sont reçus un petit nombre de titulaires d’un bac+3, mais surtout des élèves issus de l’École du Louvre, de l’ENS, de Paris 1-Panthéon-Sorbonne (35 admis sur 551 candidats en 2017).

Pour mettre toutes les chances de son côté, il est possible d’intégrer une prépa au concours (École du Louvre, INP, des universités telles que Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Lumière Lyon 2 (69), Paul-Valéry Montpellier 3 (34) ou l’Institut Catholique de Paris) et de consulter les corrigés des sujets sur le site de l’INP.

Le restaurateur

Adroit, précis, doté de solides connaissances scientifiques, le restaurateur travaille sur un chantier ou dans un atelier pour réparer les œuvres endommagées par le temps ou un accident… Il exerce pour une clientèle privée ou des collections publiques.

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L’INP forme à Aubervilliers (93) le gratin des restaurateurs, en cinq ans après le bac (diplôme conférant le grade de master). Le concours, organisé par spécialité (arts du feu, arts graphiques et livre, arts textiles, mobilier, peinture, photo, sculpture), sélectionne une vingtaine de lauréats par an. Au menu : épreuve scientifique, dessin académique et analyse d’œuvres. Les épreuves d’admissibilité diffèrent selon les spécialités.

Autre cursus, le mastère de conservation-restauration des biens culturels de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, qu’il est possible de faire en deux ans, après une licence d’histoire de l’art, parcours préservation des biens culturels. Au choix, trois dominantes : méthodologie et pratique de la conservation-restauration, conservation préventive du patrimoine, et valeurs et matérialité des biens culturels.

L’ESAD TALM (École supérieure d’art et de design de Tours (37), Angers (49), Le Mans (72) propose un cycle conservation-restauration des biens culturels, spécialité œuvres sculptées, à valider en trois ou cinq ans.

Le DN MADE en 3 ans mention Objet, forme par exemple à l’école Boulle (Paris), à la spécialité Restauration de mobilier. Enfin, des établissements privés proposent des formations, telle l’école de Condé (Paris), qui dispense en cinq ans un mastère conservation-restauration du patrimoine.

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Le commissaire-priseur

Pour se présenter à l’examen d’accès à la formation de commissaire-priseur, il faut être titulaire d’un diplôme de droit et d’un autre en histoire de l’art (ou arts appliqués, archéologie, arts plastiques), ces deux diplômes devant être d’un niveau licence. Les universités Paris 2 Panthéon-Assas et Paris Sorbonne proposent en partenariat une double licence droit-histoire de l’art en trois ans. L’admission se fait sur dossier scolaire et lettre de motivation

Consultez le site de la Fédération française des professionnels de la conservation-restauration : ffcr.fr