Association, international, alternance : trois étudiants en école de commerce racontent

Par Agnès Millet, publié le 23 Decembre 2021
5 min

L’ADN des écoles de commerce comporte bien d’autres choses que des cours de comptabilité et des études de cas. Au cœur de votre formation, des outils vous apprendront à agir ou à travailler dans des contextes différents : l’associatif et l’international. Et pour être sur le terrain, il n’y a pas mieux que l’alternance. Trois étudiants vous racontent.

Sofia, étudiante à Neoma : "En Espagne, j’ai appris à me débrouiller seule"

La Malaisie, un road trip en Asie… C’était le rêve de Sofia pour sa césure, entre le M1 et le M2 à Neoma. "Les deux ans de prépa m’avaient donné envie de dépaysement dans une culture différente !"

Mais la pandémie en décide autrement. C’est en Espagne, à Pampelune, qu’elle étudie six mois. "Je me suis dit que j’avais de la chance de partir. Je ne connaissais pas du tout l’espagnol et j’ai pu apprendre la langue, mais aussi voyager dans le pays et découvrir la culture basque et castillane !" Surtout, la jeune femme apprend à se débrouiller, seule, face à des situations compliquées, comme dénicher un logement alors qu’on ne parle pas la même langue que ses interlocuteurs.

Côté académique, elle suit ses cours en anglais et 100% en présentiel. "En partant, on peut avoir le préjugé que le rythme sera plus cool. Finalement, j’ai buché davantage qu’en France. Et j’ai vraiment pu vivre le travail en équipe avec des personnes d’une autre culture", souffle-t-elle.

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Yanis, étudiant à Grenoble EM : "L’associatif, un bon moyen de s’intégrer dans la promo !"

Agir pour le développement durable et l’écologie et se professionnaliser… Voilà les objectifs que s’était fixé Yanis en démarchant les associations, à son arrivée en programme Grande école, à Grenoble EM.

Dans l’association Impact, il est d’abord chargé de communication avant d’être élu président. Une expérience très riche : organisation de concours pour 'pitcher' des solutions durables pour des entreprises, distribution de panier repas bio… Il y consacre d’abord deux à trois heures par semaine puis par jour !

"C’est un merveilleux moyen de pratiquer la gestion de projets, enseignée à l’école. En tant que chargé de com', j’ai découvert de nouvelles pratiques et des outils pour créer des visuels, des vidéos. Ainsi que le travail d’équipe : c’est un bon moyen de s’intégrer dans la promo !" Autant de compétences qu’il déploie aujourd’hui en stage.

"L’autre aspect enrichissant, c’est que l’on rencontre des interlocuteurs d’autres écoles et que l’on peut proposer des projets à l’administration de notre établissement !"

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Manon, étudiante à Montpellier BS: "En alternance, des personnes m’ont donné confiance en moi !"

Après son bac, Manon décide de rouler sa bosse, à Londres, où elle travaille. De retour en France, elle ne veut pas renoncer à un salaire et intègre un BTS en alternance à Montpellier.

Après un an en alternance dans le cadre d’une formation à l’Isefac en région parisienne, l’étudiante a la bougeotte et décide de rejoindre Montpellier Business School… en alternance évidemment ! Et c’est via son réseau qu’elle décroche son entreprise. "Il m’arrive de contacter quelqu’un dont le poste me fait rêver pour le rencontrer. Quand on s’intéresse aux gens, ils vous le rendent. Durant mes expériences professionnelles, j’ai travaillé avec des personnes qui m’ont donné confiance en moi !"

La pandémie va cependant chambouler ses plans d’études. "J’ai dû quitter l’entreprise que j’avais choisie car elle était en difficulté. Dans ma seconde entreprise, le poste ne me correspondait pas. On s’est quitté en bons termes et j’ai fini l’année dans l’épicerie fine familiale".

Conclusion : "On peut avoir peur ou connaitre des échecs, mais il faut savoir rebondir : je n’ai jamais abandonné !"

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