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Les Bachelors des EGC : l'atout de la proximité

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L’EGC Martinique revendique un taux d’insertion de 99 % pour ses diplômés, dont 40 % à l’étranger. // © EGC Martinique
L’EGC Martinique revendique un taux d’insertion de 99 % pour ses diplômés, dont 40 % à l’étranger. // © EGC Martinique

Créé il y a une trentaine d’années, le réseau des EGC (écoles de gestion et de commerce) dispense à travers ses 23 campus une formation généraliste en management en prise directe avec le tissu local.

Dans l'ombre des ESC, les petites EGC situées dans des villes moyennes peinent ces dernières années à résister. "Les étudiants sont attirés par les grandes villes", reconnaît Marie-Claude Pastureau, directrice de l'EGC Martinique et responsable du réseau. En 2015, l'EGC de Franche-Comté a fermé et celle d'Angoulême est entrée dans le giron de l'ESC La Rochelle...

Créé il y a 30 ans, le réseau est pourtant un pilier des formations en 3 ans. Moins chères que les ESC (entre 2.000 et 6.000 € l'année), les EGC dispensent à travers leurs 23 campus (dont 4 dans les régions et collectivités d'outre-mer) une formation généraliste en management.

Une formule de proximité qui a séduit Alexandre, en troisième année à l'EGC de l'Ain, à Bourg-en-Bresse (01). "La dimension très professionnalisante de l'EGC m'intéressait et rester dans ma ville me permettait d'économiser sur le logement."

Le sérieux d'un réseau

Accessibles sur concours, toutes les EGC préparent au diplôme de responsable en marketing, communication et gestion, sanctionné a minima par un titre RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) de niveau II, et, pour plus de la moitié d'entre elles, par un visa du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Toutes dispensent un tronc commun. Au programme : culture d'entreprise, marketing et action commerciale, gestion et finance, international et développement personnel. En tant que futurs managers, les étudiants doivent savoir prendre la parole en public, gérer leur stress ou mener une négociation de crise.

Chaque EGC propose aussi un volet de cours spécifiques, en lien avec les particularités économiques de son territoire : webmarketing ou entrepreneuriat à Saint-Lô (50), affaires transfrontalières à Strasbourg (67), etc.

Un suivi individualisé

Avec une grosse moitié d'intervenants professionnels et 27 semaines de stages au minimum, les étudiants se frottent rapidement au monde de l'entreprise. "C'est du concret : ce n'est pas 'le pays des Bisounours', on nous dit la vérité sur nos métiers afin de nous y préparer", estime Mirka, diplômée en 2013 de l'EGC Midi-Pyrénées.

Les EGC, dont les promotions tournent autour de 40 étudiants en moyenne, sont des établissements à taille humaine. "On n'est pas juste un élève parmi tant d'autres, il y a de vrais échanges avec les intervenants", confirme Alexandre.

Un cadre quasi familial qui permet un suivi individualisé : "On accompagne les étudiants afin de les aider à trouver le stage qui leur correspond le mieux. Au final, les deux tiers changent de projet en cours de route", commente Yves Ricolleau, directeur de l'EGC Basse-Normandie.

Des formations ouvertes sur le monde

Locales, les EGC n'en sont pas moins ouvertes sur le monde. Impossible d'obtenir son diplôme sans un stage de 2 mois à l'étranger et la validation d'un score minimal au TOEIC (Test of English for International Communication).

Alexandre est rentré ravi de son séjour en Floride dans une entreprise spécialisée dans la vente de thé haut de gamme : "C'était top, cela m'a permis de découvrir les États-Unis et la manière dont une entreprise fonctionne là-bas."

Les étudiants de première année de l'EGC Martinique partent 15 jours en mission d'études à l'étranger à la rencontre des entreprises et des acteurs locaux. Puerto Rico, Costa Rica, Irlande... La destination change chaque année. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi réaliser un semestre dans une université partenaire.

Adossées aux CCI (chambres de commerce et d'industrie), les EGC entretiennent des liens étroits avec le tissu local des PME (petites et moyennes entreprises) et des PMI (petites et moyennes industries), qui expliquent leurs bonnes performances en matière d'insertion.

"Plus des trois quarts de nos diplômés trouvent un emploi moins de 6 mois après leur sortie de l'école, dont la moitié en CDI [contrat de durée indéterminée]", assure Marie-Claude Pastureau, directrice de l'EGC Martinique et responsable du réseau des EGC. Environ 40 % des "Egciens" commencent sur des postes de middle-management commerciaux.

La banque et les assurances, qui cherchent des commerciaux avec une bonne maîtrise des outils financiers, apprécient aussi ces profils. Inférieurs à celui d'un diplômé d'un Bachelor d'ESC, les salaires bruts du premier emploi oscillent en moyenne entre 18.000 et 25.000 € par an.

Plus de la moitié des diplômés d'EGC continuent sur leur lancée en ESC (PGE, MSc) ou en IAE (institut d'administration des entreprises). Un moyen de se spécialiser et/ou de s'assurer, à terme, un passeport vers des fonctions d'encadrement plus élevées.

Pour aller plus loin : Candidat(e) à un Bachelor en école de commerce : le saviez-vous ? / Partir à l'étranger en école de commerce : comment ils en ont profité

Sommaire du dossier
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