Fusion des ESC de Reims et de Rouen : découvrez la nouvelle école

Par Cécile Peltier, publié le 14 Mai 2013
5 min

Les ESC de Reims et de Rouen ont officialisé leur fusion le 24 avril. Le 14 mai, Franck Bostyn, directeur général, a présenté la nouvelle école. Les concours 2013 se dérouleront sous l'ancienne formule, à l'exception d'un oral commun pour le programme Grande École. Les vrais changements interviendront en septembre 2014, avec l'ouverture d'un programme Grande École et d'un bachelor communs.

Ça y est ! Après un an et demi de fiançailles, Reims Management School et Rouen Business School se sont passé la bague au doigt, mercredi 24 avril. Le Belge Franck Bostyn, fin connaisseur du milieu des business schools et des accréditations, a été choisi pour diriger le nouvel établissement.

Les ESC de Rouen et de Reims, aux profils assez proches (taille, classement, etc.), se connaissent bien : dès 2009, elles créent ensemble Paris Executive Campus, une filiale spécialisée dans la formation continue.
 

Une nouvelle offre de formation intégrée
  

Désormais, elles ne forment qu’une seule et même entité, avec - à partir de la rentrée 2014 - une nouvelle offre intégrée de programmes, du post-bac à la formation continue (lire aussi : "Écoles de commerce : ce que les fusions vont changer pour vous").

Ainsi, les deux bachelors généralistes (Bachelor Commerce de Rouen et RMS Bachelor de Reims) seront fusionnés au sein d’un programme unique.Celui-ci sera organisé sur les deux sites avec des spécialités différentes. Le Bachelor Distribution-ECAL et le Bachelor of Science in International Business (ex-IFI), proposés à Rouen, eux, subsisteront, avec de nouvelles possibilités de développement. Idem pour le programme Cesem (bac+4) à Reims.

 
Un programme Grande École unique dès 2014

 

À l’agenda également : la création d’un programme Grande École (PGE) unique. À partir de 2014, les candidats passeront un seul concours : Ecricome pour les sortants de prépa, ou Tremplin 1 ou 2 pour les admissions parallèles. Ils auront ensuite le choix entre les deux campus. En troisième année, contrairement aux spécialités très demandées que l’on retrouvera à la fois à Rouen et à Reims (accounting, finance, marketing, etc.), certaines options plus pointues ne seront présentes que sur l’un des deux campus. Par exemple : trajectoire luxe à Reims ou logistique à Rouen. 

Jusqu’en 2014, l’école de commerce continuera à délivrer deux grades master distincts. "Ensuite, pour le master Grande École unique, nous nous réengagerons dans le processus classique de reconnaissance. Cette démarche, sans être une formalité, devrait conduire à l’obtention rapide non seulement du visa, mais également du grade master, comme c’est le cas aujourd’hui pour nos deux programmes", promet le directeur général, Franck Bostyn.

D'ici là, pas de changement. Pour le concours 2013, les candidats continuent à passer deux concours différents, l'un pour Reims et l'autre pour Rouen, à la seule différence qu'ils bénéficieront cette année d'un oral commun : "La moitié des étudiants passera le concours à Reims et l'autre à Rouen", explique Céline Davesne, DGA Programmes.

 
Bientôt un PhD et un DBA ?

 

L’offre de programmes postgraduate des deux écoles est déjà largement intégrée. Les masters Finance et les deux MBA ne feront bientôt plus qu’un. Le master of Science in Global Management proposé jusqu’ici à Rouen va également devenir un programme commun. "Nous allons également réfléchir au lancement d’un PhD [doctorat] et d’un DBA [Doctor of Business Administration]", ajoute le directeur.

Il prévoit enfin de faire évoluer le programme TEMA (bac+5), qui combine une formation en gestion et en technologie/innovation. "Malgré de réels débouchés professionnels, il peine aujourd’hui à trouver son public auprès des bacheliers", regrette-t-il.

L’école promet qu’il n’y aura "pas de rupture" dans l'évolution des frais de scolarité, l’harmonisation entre les deux écoles étant en cours.

 
La priorité aux relations avec les entreprises

 

En matière de stratégie, le nouveau directeur veut donner la priorité aux relations avec les entreprises. "Former des managers de qualité, capables de répondre aux besoins des entreprises, c’est la première mission d’une business school. Un objectif que certaines semblent parfois perdre de vue...", analyse Franck Bostyn.  

C’est vrai aussi à l’étranger, où l’école veut développer la formation continue et monter des hubs (pôles d'activité) dans certaines régions stratégiques : Chine, Indonésie, Singapour, Thaïlande, Malaisie, Turquie, Europe... en s’appuyant sur des partenaires solides. "Monter des campus partout ne serait pas réaliste !", estime le directeur. Cela constituera aussi un bon moyen pour recruter davantage d’étudiants étrangers pour ses programmes.

 
"Si nous sommes crédibles, les rankings suivront !"

 

Avec 68 millions d’euros de budget annuel, 7.500 étudiants (dont environ 3.000 pour le PGE) et 200 professeurs permanents, RMS/RBS a les moyens "d’acquérir une visibilité à l’international". Mais son directeur, qui se dit plus obsédé par la qualité de la formation que par la croissance, refuse de se fixer des objectifs chiffrés en matière de classements internationaux : "Si nous sommes crédibles, les rankings suivront !"

Pour l’instant, le nouvel établissement n’a pas de nom, mais juste un sigle : RMS/RBS. Pour connaître la marque définitive, il faudra encore attendre septembre… Si rien ne fuite d’ici là sur Internet !

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