Écoles de management : deux élèves de prépa racontent les écrits des concours

Par Agnès Millet, publié le 02 Mai 2022
6 min

Après deux ans de travail, Victor et Rayan, élèves de prépa économique, touchent au but. Après les écrits du concours Ecricome, du 25 au 27 avril, ils passeront bientôt les épreuves de la BCE. Préparation, organisation, révisions, état d'esprit : les deux étudiants de CPGE nous livrent leur ressenti et leurs conseils pour réussir les concours post-prépa aux écoles de commerce.

Un peu de superstition est toujours de mise après un concours dont on ignore le résultat. Lorsque l'on demande à Victor comment se sont passés les écrits d'Ecricome, banque d'épreuves rassemblant cinq écoles de management, le jeune homme préfère ne pas s'avancer.

"Nos professeurs nous ont dit que l'on ne pouvait pas vraiment s'évaluer. On peut avoir le sentiment d'avoir réussi, alors que l'on a raté, ou l'inverse. J'ai le sentiment qu'il n'y a pas eu de catastrophe, mais j'attends les résultats", explique l'élève du lycée Carnot, à Paris (75).

Deux ans de préparation avant les écrits des concours BCE et Ecricome

Avec la BCE (banque commune d’épreuves), qui rassemble 19 écoles de commerce, le concours Ecricome est l'aboutissement de la CPGE économique et commerciale. Maths, économie, sociologie, histoire, géographie, géopolitique, lettres et langues… Les épreuves peuvent porter sur les deux ans du programme.

Pour Rayan, les cours étaient terminés en mars. Les professeurs ont ensuite encadré un mois pour revoir "tout le programme en version accélérée". Ensuite, chaque élève a organisé ses trois semaines de révision, avec un planning précis.

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Victor a d'abord révisé seul, tous les jours, de 8h à 20h. "J'ai pu insister sur ma bête noire : les maths. J'ai ensuite travaillé avec des amis, pendant une semaine. J'ai pu voir comment ils travaillaient. Et garder une vie sociale permet de ne pas exploser", explique le candidat qui vise les écoles du top 5 ou du top 10.

A quelques jours de l'échéance, les deux garçons ont levé le pied. "Surtout la veille, il ne faut pas bûcher mais penser à autre chose, pour oublier un peu la pression. Dans tous les cas, on n'oubliera pas ce que l'on a fait pendant deux ans", avance Rayan, élève en prépa éco, voie ECT (économique et commerciale option technologique), au lycée Voltaire d'Orléans (45).

Ne pas s'épuiser, c'est le conseil qui revient. "Le centre d'examen était loin de chez moi et j'ai demandé à une amie qui habitait à côté de m'héberger. Cela m'a évité du stress et j'ai pu dormir plus", glisse Victor.

L'enjeu ? Ne pas ruiner deux ans d'efforts. "Quand on est fatigué, on fait des fautes bêtes, comme d'oublier un -s à la 3e personne du singulier, en anglais. Or, dans un concours, chaque faute peut faire perdre des chances d'intégrer l'école que l'on vise", raisonne Rayan.

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Rayan a pourtant été surpris par ces trois jours, car les sujets étaient moins ardus que ses prévisions. "Je ne connais pas le résultat mais j'ai l'impression que c'était plus facile que ce à quoi nos profs nous ont habitués. En prépa, la gestion du temps était un gros problème, mais là, j'ai pu répondre à toutes les questions", observe Rayan. Durant l'épreuve, la question du temps est, en effet, centrale pour réussir.

La gestion du stress est une deuxième clef de ce moment important. Ce qui a rassuré Rayan, qui vise un établissement du top 3, c'est de passer les épreuves dans le lycée où il a passé ses études secondaires. "J'étais dans de petites salles, avec des camarades que je connais. Penser que 8.000 élèves en France passent le concours, c'est impressionnant. Mais voir ses amis galérer comme nous allège la pression."

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La pause déjeuner permet de souffler un peu, en échangeant avec ses amis pour débriefer l'épreuve, parler de la suivante, mais de façon décontractée.

Il faut également s'économiser chaque soir. "À la sortie du premier jour, j'ai fait 45 minutes de sport, pour me détendre. Le soir, je me suis ensuite endormi tout de suite. J'avais prévu de réviser mais j'étais fatigué et je relisais simplement mes fiches !" Autre "evening routine", celle de Victor, qui relit des copies où il avait été bien noté. "Cela redonne confiance."

Après Ecricome, se remobiliser pour une nouvelle séquence de révisions

Après quelques jours de pause, les écrits de la BCE s'ouvrent mercredi 4 mai, pour s'étaler jusqu'au vendredi 13 mai.

Ce moment sera mis à profit pour se détendre puis réattaquer les révisions. "Pour la BCE, l'épreuve de géopolitique comporte des cartes, je vais travailler un peu sur ça", explique Victor qui aurait souhaité enchainer les concours. "Ce moment est un peu bizarre : il faut se reposer, tout en travaillant", observe-t-il.

Le 14 mai, Victor et Rayan décompresseront un peu. Mais très vite, sans attendre les résultats qui tombent les 14, 15 et 16 juin, les garçons de 20 ans se remobiliseront pour les oraux.

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