ESC et week-ends d’intégration : à quoi s’attendre ?

Par Jessica Gourdon, publié le 18 Juillet 2014
5 min

Les week-ends d’intégration, rituels dans la vie des école de commerce, sont l’occasion de rencontrer les autres étudiants. S’ils promettent une bonne ambiance, soyez vigilant(e) quant aux abus divers. Nos conseils, extraits du guide Admissions parallèles en école de commerce, de Jessica Gourdon, aux éditions l’Etudiant.

Les week-ends d’intégration (WEI) sont des rituels dans la vie des ESC. Organisés une fois par an en début d'année, ils durent généralement deux ou trois jours et constituent une opportunité pour connaître ses camarades de promotion.
  

Les week-ends d'intégration, jamais obligatoires

 

La plupart des étudiants se rendent à ces week-ends car ils y sont fortement encouragés. Toutefois, ce n'est pas une obligation, et il ne faut pas se forcer. D'ailleurs, ce n'est pas l'école qui organise ces festivités mais le BDE (bureau des élèves ou bureau des étudiants). En général, la participation s'élève à 150 € environ.

"Chaque année, une dizaine d'étudiants ne viennent pas, car ils ne se sentent pas en phase avec l'ambiance de l'école, ou ne souhaitent pas spécialement s'intégrer parmi les autres, ayant leurs cercles d'amis en dehors de l'école. Ce n'est pas un drame", remarque Mikael, qui a organisé le WEI commun à Télécom École de Management et Télécom SudParis.

La plupart de ces fêtes s'organisent dans des sites loués pour l'occasion dans le sud de la France ou à la campagne. Pendant la journée, des jeux sont généralement proposés : matchs de foot, de rugby, chasse au trésor, tournois divers...
Certaines écoles ont les moyens de consacrer à ces journées des budgets très importants (plus de 175.000 € pour le WEI organisé par Télécom École de Management et Télécom SudParis) : de quoi organiser des activités de paint-ball, des jeux sur l'eau, du saut à l'élastique...
  

fleche-rouge Intégration = bizutage ?

"Les nouveaux qui entrent à l'école sont inquiets, car ils craignent de se faire bizuter. Mais, globalement, l'ambiance de ces week-ends est très bon enfant", remarque Pierre-Gaël, qui a participé à l'organisation des WEI de l'EM Strasbourg. Un avis qui n'est pas partagé par tous.

Plusieurs faits divers ont mis en lumière les dérives de quelques week-ends d'intégration et montré certaines pratiques peu reluisantes, teintées de machisme et d'humiliations personnelles. Sous la pression du groupe, il est parfois difficile de décider si on a envie de se livrer à tel jeu stupide ou pas.

À vous de voir si vous vous sentez assez bien dans votre peau pour participer sereinement à tout cela.
  

Week-ends d'intégration : l'alcool omniprésent

 

Une des caractéristiques de ces WEI est que l'alcool y coule à flot. Et ce même avant l'arrivée sur le site.

Une dizaine de BDE, parmi lesquels ceux de l'ESCP Europe, HEC Paris, l'ESSEC Business School ou Télécom École de Management, organisent le transport vers le site du WEI en "train disco". La SNCF leur affrète des trains spéciaux équipés de bars et de wagons boîtes de nuit. L'ambiance y est généralement très "chaude", avec des étudiants qui boivent beaucoup d'alcool très vite. "C'est une ambiance un peu "trash", mais on peut s'amuser", remarque Mikael.

En 2008, le WEI de l'ESC Toulouse a été interrompu après qu'un étudiant a fait un coma éthylique en descendant du bus. L'année suivante, la direction a d'ailleurs interdit la consommation d'alcool dans les transports. Reste que chacun peut contrôler sa consommation d'alcool. "Quelqu'un qui ne souhaite pas boire sera toujours respecté. Ce qui est mal vu, c'est de faire le rabat-joie systématiquement et de ne pas du tout s'amuser", remarque un étudiant.

À l'EM Strasbourg Business School, les étudiants qui ne boivent pas d'alcool sont même récompensés : si leur Alcootest est entièrement négatif, on leur rembourse une partie de leur ticket d'entrée.
  

Week-ends d'intégration : de plus en plus de prévention

 

Les BDE qui organisent ces événements et les directions des écoles sont de plus en plus attentifs aux soirées et veillent à éviter tous les débordements. Des formations de secouristes sont souvent proposées aux organisateurs.

De plus, la direction de l'établissement est parfois présente directement sur place, comme à Télécom École de Management : "Des représentants de l'école sont là pendant les trois jours, et même s'ils restent discrets, ils veillent au bon déroulement de ces week-ends", se souvient Mikael. Des équipes de la Croix-Rouge assurent également une ­permanence.

À l'EM Strasbourg, le responsable de la sécurité de l'école accompagne tous les ans les étudiants au WEI. "Sur un week-end avec 500 personnes, nous avons eu un seul étudiant vraiment malade, ce qui reste raisonnable", remarque Pierre-Gaël.
  

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À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Admissions parallèles en école de commerce", par Jessica Gourdon.


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