Faire une école de commerce sans se ruiner, c’est possible !

Par Dahvia Ouadia, publié le 26 Juin 2020
8 min

Vous souhaitez faire une école de commerce mais le coût de la scolarité vous freine ? Pas de panique, entre les bourses d'Etat, les bourses au mérite, l'alternance ou encore les prêts bancaires, il existe de nombreuses solutions pour financer son école et vous permettre de réduire la note durablement.

Nul ne peut le nier, faire une école de commerce demande un investissement financier. Les frais de scolarité s’envolent, avec des coûts qui dépassent souvent les 10 à 12.000 euros par an. S'il n'existe pas d'écoles de commerce gratuites, des solutions existent pour réduire la facture.

Les bourses CROUS ouvertes aux étudiants en écoles de commerce

Si vous êtes boursier, vous continuerez de percevoir votre bourse d’État en intégrant une école de commerce visée par l’État. Vous devez comme tous les étudiants présenter votre dossier au CROUS de la région de vos études. Il sera étudié et vous pourrez bénéficier d’une bourse sur critères sociaux établis, entre autres, sur vos revenus ou ceux de vos parents.

Attention toutefois, les taux de boursiers dans les écoles de commerce varient du simple au double. En 2019, selon les données collectées par l’Etudiant auprès des écoles, les étudiants boursiers représentaient 9% à l’Essca, 13% à l’Essec ou encore 17% à HEC, alors qu’ils sont 65% à l’IMT BS ou encore 38% à ICN.

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Des aides de votre école de management

En plus de la bourse CROUS, vous pourrez bénéficier d’aides de votre école de commerce. Que ce soit en propre ou via une fondation, la très grande majorité d’entre elles proposent des dispositifs d'aides pour les boursiers CROUS. Il peut s’agir de réduction sur le montant des frais de scolarité ou de bourses complémentaires.

"Que ce soit sous forme de bourse ou sous forme de réduction, ces aides sont assimilées à des diminutions de frais de scolarité établies sur les critères sociaux des étudiants", précise Chantal Dardelet, animatrice du groupe ouverture sociale de la CGE et directrice du centre égalité des chances de l’ESSEC. Ces aides varient selon l’établissement et la situation sociale des étudiants.

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D’autres vont plus loin et proposent la gratuité à certains étudiants boursiers. C’est le cas d’HEC et de l’IMT BS qui proposent une prise en charge totale de la scolarité pour les élèves concernés. À l’IMT BS, tous les étudiants boursiers ont une exonération totale, tandis qu’à HEC, elle se fait sur critères et concerne les boursiers à partir de l’échelon 5. "Les étudiants boursiers vont bénéficier d’une bourse sous forme de réduction de droit de scolarité dont le montant va dépendre de l'échelon CROUS", précise Hélène Bermond, déléguée à l’égalité des chances à HEC.

Cette année ce sont 21% des étudiants boursiers CROUS qui ont bénéficié d'une scolarité gratuite ou presque dans une business school. C’est ainsi que Mathilde a pu être exemptée de ses frais de scolarité en entrant dans l'établissement parisien. "En intégrant une grande école, j’avais conscience que même en ayant une bourse j’aurais besoin de faire un prêt. Cela a été un vrai soulagement pour moi de ne pas être une préoccupation financière pour mes parents".

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Les bourses au mérite sur critères d'excellence

La plupart des écoles de commerce propose aussi des bourses au mérite qui sont établies sur des critères d'excellence en fonction de la mention au bac ou de ses résultats. "Souvent les écoles prennent en compte les critères sociaux et la réussite de l’étudiant pour proposer cette bourse", précise Chantal Dardelet.

À l’ESCE, une école post-bac en cinq ans, la mention bien offre une réduction de 20% des frais de scolarité pour la première année d’études et la mention très bien –30%. Du côté de l’ESSEC, elle est attribuée aux étudiants boursiers ayant obtenu une mention très bien au bac. Ils reçoivent 900 euros versés par tranche de 100 euros pendant neuf mois. De quoi motiver à travailler dur et sortir du lot.

L’alternance une réelle solution pour poursuivre sa business school gratuitement

Pour réduire considérablement la facture, l’alternance qui s’avère être une réelle solution. En effet si vous intégrez une entreprise en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, vous bénéficierez d’un salaire et vous ne paierez pas les frais de scolarité, l’école étant financée par votre entreprise d’accueil.

Ainsi, si vous décidez de poursuivre en apprentissage dès votre 2e année dans une école de commerce en trois ans (post-prépa) et pour deux années, vous ne paierez qu’une seule des trois années. Alors que l'ESSEC a été la première à se positionner sur l'apprentissage, Montpellier BS a choisi de faire d'en faire sa différence. Avec un taux d’apprentis de 45%, l’école se distingue dans le paysage tout comme l’ICD avec 65% d’étudiants en alternance.

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Les autres possibilités de financement

Vous avez toujours la possibilité de contracter un prêt auprès d’une banque, ou plus avantageux, un prêt à taux zéro avec la caution de l’établissement. "Les banques connaissent les écoles et savent qu’à la sortie les étudiants pourront rembourser. Dans ce cas, c’est plus facile de ne pas demander de caution à l’étudiant", indique Chantal Dardelet. C’est par exemple le cas à HEC qui a un partenariat avec la BRED depuis 2014 pour proposer des prêts à taux zéro sans caution.

Par ailleurs, les écoles proposent aussi aux jeunes les plus précaires des jobs étudiants sur le campus, que ce soit en tant qu’aide aux travaux de recherche, appui de cours ou à la gestion de projet. "L’avantage de ces propositions c’est que l’emploi est interne à l’école, il est donc compatible avec l’emploi du temps de l’étudiant, ce qui empêche le décrochage", précise Chantal Dardelet. Payés au Smic, ces jobs sont des solutions qui adoucissent la note mais qui ne l’élimine pas.

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