Grandes écoles : portrait-robot de vos directeurs

Par Jessica Gourdon, publié le 09 Septembre 2011
3 min

Faut-il avoir fait une grande école pour devenir directeur d’un tel établissement ? Plus encore, faut-il être soi-même un ancien élève de l’école pour prendre la tête de celle-ci ? L’Etudiant a cherché à mieux connaître le parcours et le profil de ceux qui tiennent les rênes des écoles de commerce et d’ingénieurs.

Drôle de métier que celui de directeur d’école. Il faut savoir à la fois parler aux étudiants, comprendre les enseignants, être un peu commercial dans l’âme pour lever des fonds auprès des entreprises et attirer les recruteurs sur son campus… Il faut aussi savoir manager plusieurs centaines de salariés et gérer un budget conséquent, le plus souvent compris entre 20 et 80 millions d’euros.

 
Directeur, un profil qui évolue

 
Les directeurs d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier. Les cadres des Chambres de commerce et d’industrie sont de plus en plus concurrencés par des profils "académiques", des enseignants-chercheurs souvent passés par l’université. A côté de ces deux profils, les directeurs issus du monde de l’entreprise sont peu nombreux (6 sur 41) et pilotent avant tout des écoles de taille réduite.



 
Moyenne d’âge : 54 ans

 
Le record de longévité ? Claude Riahi, 71 ans. Le fondateur de l’ISC dirige l’école depuis… 1974. Soit 37 ans à la même place ! Depuis l’année dernière, il partage cette fonction avec Andrès Atenza, ancien DG de l’ESC Clermont.

Autre record : Olivier Oger, directeur de l’EDHEC. Ce diplômé de l’IESEG (qui dépend de l’université catholique de Lille, comme l’EDHEC) a pris la direction de l’école en 1988, il y a 23 ans !

Le directeur le plus jeune ? Stéphan Bourcieu, 39 ans. Après un passage par l’INT Management et par Audencia, il a pris la direction de l’ESC Dijon en 2006, à 35 ans.

 
Directeur d’ESC, des hommes avant tout

 
Parmi les 41 directeurs d’écoles délivrant le "grade master", les femmes sont en minorité. Elles ne sont que 7 à diriger un établissement. Aucune d’elles ne dirige une école de notre "top 10".

Qui sont-elles ? Isabelle Barth (EM Strasbourg), Catherine Leblanc (Essca), Catherine Lespine (groupe Inseec), Anne Stéfanini (Advancia Negocia), Alice Guilhon (Skema), Anne-Marie Rouane (ISG), Florence de Finance (EDC).











 

 
Des directeurs pas très branchés web

 
Pas très connectés, les patrons d’ESC ! Si les écoles se sont mises à recruter des community managers afin de relayer leur communication et animer des communautés sur Facebook ou Twitter, les directeurs sont encore très peu présents sur ce terrain.



Actifs sur Twitter ?

Une. Isabelle Barth, y fait, depuis quelques semaines, ses premiers pas.

Blogueurs ?

Un directeur, Stéphan Bourcieu.

Mais aussi : Jean-François Fiorina, n° 2 de Grenoble EM ; Michel Kalika, ex-directeur de l’EM Strasbourg.

Actifs sur Facebook ?

Deux directeurs y discutent avec leurs étudiants : Armand Derhy (ESG, 795 amis) et Stéphan Bourcieu (ESC Dijon, 723 amis).

Isabelle Barth (EM Strasbourg) vient de se lancer, et compte 3 amis !

Actifs sur LinkedIn ?

5 directeurs sur 41 ont renseigné leur parcours.



La face cachée des directeurs de grandes écoles
Saviez-vous que le directeur de l’ESCP Europe donne des concerts de jazz, que celui de l’ESC Dijon est un ancien joueur pro de rugby, ou que le directeur de l’ESCE écrit des romans ?A côté de leur vie professionnelle, certains directeurs cultivent leurs jardins.


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