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Le classement 2009 des écoles de commerce

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Les grandes écoles de commerce françaises, loin de la standardisation mondiale, défendent leur particularisme, et s’imposent sur la scène internationale. Notre classement 2009 montre l’émergence d’un petit groupe de "Business Schools" à forte personnalité, capables d’attirer professeurs et étudiants d’exception venus du monde entier.

Comment expliquer l’exceptionnelle qualité des écoles de management françaises que l’on note aujourd’hui ? C’est la question à laquelle l’édition 2009 de notre palmarès annuel tente d’apporter une réponse. 

 

Du temps et de la transparence

 

Une auto-évaluation des écoles.

Notre palmarès n’est ouvert qu’aux meilleures écoles de commerce françaises, (celles dont le diplôme délivre le grade de master). Nous exigeons d’elles beaucoup de temps et de transparence pour passer au crible leur offre de formation, leurs moyens, leurs résultats. Et les résultats sont là : dans leur ensemble, ces écoles sont, de loin, les formations françaises les plus innovantes, les plus dynamiques et les plus visibles sur la scène internationale, bien avant d’autres grands établissements français prestigieux.
 

Un classement nuancé.

Les 36 écoles qui figurent dans notre tableau d’honneur sont comparées sur des compétences qu’elles partagent. Mais toutes n’ont pas fait les mêmes choix pédagogiques ni opté pour la même stratégie de développement. Notre présentation par domaine (niveau académique, international, relations avec les entreprises) permet à chacune d’elles de se situer de manière nuancée par rapport à ses consœurs, en mettant en évidence ses points forts.
 

Des critères plus qualitatifs

 

Des paramètres affinés…

 Nous avons d’abord affiné la définition de certains critères, tels que les doubles diplômes obtenus à l’étranger. Nous avons aussi écarté certains indicateurs, comme le niveau d’anglais des élèves : dans ce domaine désormais, les écoles obtiennent massivement des résultats satisfaisants – ce dont il faut se réjouir, bien sûr ! –, mais finalement peu différenciateurs.
 

… et plus discriminants.

 De même, nous avons remplacé le critère du nombre d’étudiants internationaux, un peu trop "quantitatif", par deux autres, plus exigeants et plus pertinents : la proportion de professeurs internationaux de haut niveau dans le corps enseignant, ainsi que le nombre d’étudiants étrangers lauréats d’une bourse d’excellence Eiffel.

Ces deux nouveaux critères sont très élitistes… mais à la hauteur des ambitions des grandes écoles françaises ! Cette évolution de nos paramètres dans le domaine international explique en grande partie les quelques mouvements, par rapport à l’an dernier, observés dans nos classements, y compris dans le classement général.
 

Deux niveaux de lecture à notre palmarès

 

Le peloton de tête.

 De loin, ce sont deux groupes d’écoles qui ressortent, l’un composé des cinq très grandes qui composent le peloton de tête : HEC, l’ESSEC, l’ESCP-EAP, l’EM Lyon, l’EDHEC. Au total, pas moins de 176 points séparent la dernière de ce groupe de la première du groupe suivant. Quant au second groupe, les écoles qui s’y trouvent pourraient, par contraste, apparaître pratiquement à égalité étant donné le faible écart de points qui les séparent chacune de leurs deux rivales les plus proches !
 

Quatre groupes d’écoles.

 Une lecture plus fine permet cependant de dégager quatre groupes d’écoles, comme l’an dernier, mais avec quelques transferts d’une "poule" à l’autre.
- Le groupe de tête ne change pas,
- le deuxième groupe est composé de sept établissements : Audencia, l’ESC Grenoble et Euromed Management, ainsi que trois écoles du groupe Ecricome : les ESC Reims, Rouen et Toulouse ; enfin, événement inédit, c’est une école recrutant au niveau bac, l’IESEG, qui ferme ce groupe des "challengers". Un établissement qui s’affirme désormais comme un concurrent très sérieux des grandes ESC.
- BEM Bordeaux ouvre le groupe suivant, le plus nombreux, composé de 15 écoles qui se retrouvent dans un mouchoir de poche, puisque la fourchette séparant la première de la dernière n’est que de 94 points.
- Enfin, le dernier groupe comprend les neuf écoles totalisant 205 points ou moins.
 

L’international fait la différence

 
Sous l’effet de nos critères plus exigeants sur l’international, le fossé qui sépare les cinq premières écoles de notre classement des autres s’est encore creusé cette année.
 

Une tendance générale, même si inégale.

 Toutes les grandes n’ont pas choisi la même stratégie de développement à l’étranger, même si toutes travaillent à nouer des alliances avec des partenaires académiques de prestige. Les très grandes écoles sont de plus en plus nombreuses à se laisser tenter par l’aventure du multicampus, qui leur permet de développer leur marque en propre à l’étranger. L’ESSEC est ainsi déjà implantée à Singapour, l’EM Lyon se déploie à Shanghai, Genève et Dubai, tandis que l’EDHEC a annoncé l’ouverture prochaine d’un campus à Londres.
 

La réussite des multicampus.

Sans doute ce modèle multipolaire réussit-il particulièrement aux écoles françaises, si l’on se fie au succès de l’ESCP-EAP. Celle-ci a remarquablement su tirer parti de son identité transnationale, grâce à ses cinq campus européens. En Allemagne, par exemple, l’ESCP-EAPest d’ores et déjà identifiée comme l’une des meilleures, voire la meilleure, Business Schools du pays.

 

D’autres critères pour choisir
Nous avons choisi d’afficher dans nos tableaux dynamiques certains critères qui n’entrent pas en compte dans notre évaluation (périodes obligatoires en entreprise et à l’étranger, taille de la section d’apprentissage, coût de la scolarité…), mais qui sont susceptibles d’aider les candidats à sélectionner leur école.

Pour aller plus loin : Dix bonnes raisons de faire une école de commerce

Sommaire du dossier
Classement "académique" des ESC : à la recherche du professeur star Classement "international" des ESC : les "Frenchies" au top Classement des ESC : des liens plus étroits avec les entreprises Classement 2009 des écoles de commerce : notre méthode