1. Les grandes écoles accessibles à tous ?
Enquête

Les grandes écoles accessibles à tous ?

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En moins de dix ans, la plupart des formations supérieures réputées les plus sélectives ont mis en place des dispositifs d’ouverture sociale. Retour sur les principales initiatives existantes et bilan de ces mesures, désormais au coeur des enjeux actuels sur l’égalité des chances ?

Le 18 novembre 2008, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dévoilait en présence de Fadela Amara, secrétaire d’État chargée de la Politique de la ville, les premières "Cordées de la réussite". Un label pour récompenser des initiatives éparpillées sur tout le territoire ayant pour but de favoriser l’égalité des chances dans le système éducatif.

Une centaine de partenariats entre des lycées et des universités, des écoles de commerce et d’ingénieurs et des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) pour "promouvoir l’ouverture sociale" ont ainsi été distingués, avec à la clé un financement. Si cette reconnaissance "marque un engagement institutionnel fort", selon l’entourage de la ministre, elle vise à accompagner, à soutenir et à évaluer des dispositifs très divers qui se sont multipliés en moins de dix ans.

6000 places vacantes


Les initiatives menées par les établissements réputés les plus sélectifs de l’enseignement supérieur sont le résultat d’une prise de conscience tardive sur la question de l’égalité des chances. Les chiffres sont connus : 55 % des élèves de CPGE sont enfants de cadres ou de professions libérales, tandis que seuls 16 % ont des parents ouvriers, employés ou inactifs. Et l’élitisme à la française a montré les limites de son efficacité comme en témoignent les quatre mille places restées vacantes l’an passé en CPGE et les deux mille places dans les grandes écoles.

Sommaire du dossier
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