L’ouverture sociale oui, mais dans la limite des places disponibles

Par Emmanuel Vaillant, publié le 17 Decembre 2008
2 min

En moins de dix ans, la plupart des formations supérieures réputées les plus sélectives ont mis en place des dispositifs d’ouverture sociale. Retour sur les principales initiatives existantes et bilan de ces mesures, désormais au coeur des enjeux actuels sur l’égalité des chances ?

La question du nombre de places proposées aux concours des grandes écoles se pose alors, incluant le débat sur l’élitisme des grandes écoles. "L’objectif est-il de conserver le nombre de places dans les écoles ou de se donner les moyens de permettre au plus grand nombre de prétendre aux formations les plus réputées ?" fait mine de s’interroger Cyril Delhay, qui rappelle que "l’ouverture sociale à Sciences po s’est faite grâce à l’augmentation des effectifs de quatre mille étudiants en 1995 à huit mille en 2008".

Du côté de la CGE, "l’ouverture des écoles à plus de diplômés, mentionne Chantal Dardelet, dépend des besoins du marché de l’emploi, et l’exigence imposée au recrutement doit rester un gage de qualité du diplôme". La mondialisation des formations supérieures au service de l’ouverture sociale, pourquoi pas ? Reprenant l’exemple de Sciences po, Agnès Van Zanten indique avec malice que la présence d’élèves étrangers, notamment africains et asiatiques, en plus grand nombre dans cet établissement a "sans doute permis de mieux faire accepter la diversité".

Articles les plus lus

Contenus supplémentaires

A la Une écoles de commerce

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !