Sciences po : une convention éducation prioritaire depuis 2001

Par Emmanuel Vaillant, publié le 17 Decembre 2008
2 min

En moins de dix ans, la plupart des formations supérieures réputées les plus sélectives ont mis en place des dispositifs d’ouverture sociale. Retour sur les principales initiatives existantes et bilan de ces mesures, désormais au coeur des enjeux actuels sur l’égalité des chances ?

L’Institut d’études politiques (IEP) de Paris a été le premier à réagir sur la question sociale. Avec la Convention éducation prioritaire (CEP), initiée en 2001 par son directeur Richard Descoings, Sciences po a engagé le pari d’ouvrir une voie réservée pour des élèves volontaires et méritants issus de lycées ciblés en zones d’éducation prioritaire (ZEP). De quoi bouleverser l’organisation de cet établissement huppé du VIe arrondissement de Paris, dont un quart des élèves sont issus des familles les plus riches de France.
 

Malgré les résistances, le pari est en bonne voie
 

En huit ans, 480 élèves issus de soixante-deux lycées partenaires répartis sur douze académies sont entrés à Sciences po selon cette procédure CEP, et la part des boursiers est passée de 6 à 20 %. À la rentrée 2008, ces élèves de lycées ZEP représentent 14 % des élèves entrant en première année. "L’admission via la CEP est une procédure exigeante avec un taux de sélection de 16 % et qui n’a rien de dégradant, souligne Cyril Delhay, responsable à Sciences po Paris des programmes Égalité des chances et Diversité. Les parcours des élèves entrés par cette voie sont comparables à ce que connaissent les autres étudiants d’une même promotion."
Reste que la méthode Sciences po consistant à ouvrir un recrutement spécifique a fait peu d’émules. L’IEP de Lille et l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Lyon sont les rares établissements à s’être lancés dans cette voie.

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