1. Ma vie d'étudiante à Audencia : Mathilde, gagnée par le virus du marketing digital
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Ma vie d'étudiante à Audencia : Mathilde, gagnée par le virus du marketing digital

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Audencia Nantes - le hall de l'école © Audencia
Audencia Nantes - le hall de l'école © Audencia

Mathilde, 21 ans, est étudiante en 2e année à Audencia, une grande école de commerce nantaise. Au retour de son année de césure en entreprise, elle a décidé de se spécialiser dans le marketing digital, avant de mettre le cap sur la Corée. Pas le temps de s'ennuyer !

Il est 10h30, un matin ensoleillé d'hiver sur le campus d'Audencia Business School. Un léger brouhaha anime la salle de classe. La professeure de marketing digital et une représentante de l'entreprise locale Dictanova circulent parmi les grappes d'étudiants de M1 du programme grande école, concentrés sur leur étude de cas. Mathilde et deux camarades finalisent les recommandations qu'ils présenteront le lendemain aux représentants de la start-up nantaise. Stressés ? "Non, on est habitué à l'exercice et c'est sympa d'avoir le retour de l'entreprise et pas seulement de notre professeur", sourit l'étudiante, très pro. 

"L'école des Bisounours" 

Son bac S en poche, obtenu à "H4" - le très élitiste lycée Henri-IV à Paris -, Mathilde a intégré une classe préparatoire commerciale (option scientifique) au lycée Carnot, avec l'optique de passer les concours d'entrée des écoles de commerce. "Je ne voulais pas me spécialiser trop tôt et ces écoles offrent des débouchés variés." 

Admise dans trois écoles sensiblement du même niveau, elle a opté pour Audencia, séduite par l'ambiance. "En passant les oraux, j'ai trouvé que les étudiants avaient l'air épanoui. Et c'est une réalité : outre sa qualité académique, c'est une école très sympa. On a la réputation d'être des Bisounours."

Un an en entreprise pour se frotter au concret

La première année d'école, centrée sur les fondamentaux du management (RH, finance, marketing...), reste assez "théorique", selon Mathilde. Mais, dès la deuxième année (M1), les cours deviennent beaucoup plus concrets. Et pour cause : après le premier semestre du cycle master, tous les étudiants effectuent un an de césure en entreprise. Mathilde a ainsi passé six mois en stage chez Bosch comme assistante en communication et événementiel, puis six mois en tant qu'assistante chef de produit dans l'entreprise Marie. 


Ces deux expériences "déterminantes" ont conforté son goût pour le marketing. "C'est un secteur qui fait appel à la créativité et au contact humain", confie l'étudiante. De retour à Audencia, l'étudiante s'est inscrite pour le semestre de spécialisation dans la majeure "marketing à l'ère digitale". "En assistant à des conférences organisées par le réseau des anciens, je me suis aperçue que les profils digitaux étaient très recherchés.

Des assoces pour tous les goûts

Il est midi. Les cours sont terminés pour aujourd'hui. Mathilde retrouve Augustin et Gautier, deux copains de promo, pour un déjeuner rapide à la cafet. Vaste et clair, l'espace vitré, égayé par de grosses plantes en pots, est le point de ralliement des étudiants aux heures de pause. 

Visiter le campus d'Audencia en images avec notre diaporama.

À Audencia, le jeudi après-midi est réservé aux activités sportives et associatives. Les nombreuses associations de l'école disposent toutes d'un petit bureau. "Bien pratique, notamment pour les nombreuses ventes de tickets des événements divers et variés, mais souvent trop petit pour les réunions de pôles", estime Mathilde. Humanitaire, sport, culture, JE (junior entreprise), club finance... il y en a pour tous les goûts. Et autant d'occasions de parfaire sa formation de manager. 

En tant que membre du BDE (bureau des élèves), Mathilde a participé en première année à l'accueil des admissibles (candidats qui vont passer les oraux des concours). "J'organisais les repas pour des centaines de personnes. C'était génial, j'ai énormément appris en termes de gestion de projet, de team-building..." 

Cette année, l'étudiante profite de son jeudi après-midi pour faire du sport, voir des amis ou arpenter le centre-ville, situé à une grosse dizaine de minutes de l'école par le tram. Aujourd'hui, elle a décidé de se rendre à une exposition sur l'Ile de Nantes. Cette ancienne friche industrielle est depuis quelques années un haut lieu de la vie culturelle et festive nantaise. Sur près de 600.000 habitants, Nantes compte plus de 50.000 étudiants. 

Une ville conviviale, des études coûteuses

Au cours de sa balade, Mathilde croise une copine de promo. "Nantes est une ville à taille humaine. La majorité des étudiants habitent le centre-ville et on rencontre tout le temps quelqu'un qu'on connaît, ça change de Paris !"

Contrairement à plusieurs de ses amis, Mathilde n'a pas eu besoin de contracter de prêt ni de prendre de job étudiant pour financer ses études. Ses parents prennent en charge les frais de scolarité – autour de 10.500 € par an – ainsi que les 360 € mensuels de son loyer (charges comprises). "Même si les admissions sur titre ont permis une certaine diversité des profils, beaucoup d'étudiants des écoles de commerce sont issus de milieux aisés", reconnnaît-elle.

Une coloc de 125 m2

Grâce au réseau des étudiants de l'école, elle n'a pas eu de mal à trouver l'appartement de 125 m2 qu'elle partage avec trois amis d'Audencia. "Il est un peu vieillot, mais chacun a sa chambre et on a une grande salle à manger pour accueillir les travaux de groupe ou organiser des soirées." 

À Audencia, le verre du lundi soir est un peu une institution, tout comme les soirées étudiantes dans les bars et boîtes de l'Ile de Nantes. Même si elle continue à beaucoup sortir, Mathilde a un peu calmé le rythme : "En première année, on fait tout le temps la fête parce qu'on on sort de prépa, puis la césure en entreprise fait prendre un peu du recul."

Parée pour un semestre en Corée

À la fin de son semestre de spécialisation, Mathilde devra réaliser deux mois de stage à l'étranger avant de s'envoler pour un semestre d'études en anglais à la Korea University Business School, une des universités partenaires de l'école. "Il fallait 100 sur 120 au TOEFL [Test Of English as a Foreign Language]. J'ai eu 101", soupire Mathilde avec soulagement. "J'ai beaucoup voyagé en Asie du Sud-Est avec mes parents, mais je ne connais pas la Corée. Même si je sais que je rencontrerai surtout des internationaux, je suis sûre que cela va être dépaysant. Les amis qui sont partis m'ont dit que c'était une expérience inoubliable."

L'industrie en ligne de mire

Mathilde devra ensuite trouver son stage de fin d'études : six mois qu'elle aimerait, si possible, passer dans une agence média en France ou à l'étranger, afin d'ajouter encore une corde à son arc. "Les profils complets sont plus faciles à vendre." Mathilde imagine bien commencer sa carrière dans l'industrie. "En stage, le secteur m'a plu et je pense qu'une femme peut y évoluer assez vite." Ambitieuse ? Et de lancer en forme de boutade : "On ne fait pas une école de commerce pour rien !"