Quelles différences entre un bachelor en management et une prépa ?

Par Juliette Chaignon, publié le 03 Mars 2022
5 min

Vous voulez étudier en école de commerce mais vous hésitez entre la classe préparatoire - pour intégrer une école de commerce post-prépa - et un bachelor post-bac, plus opérationnel ? L’Etudiant fait le point sur ces deux formations.

Son bac ES mention "très bien" en poche, Léa a longuement hésité entre une classe prépa, présentée comme "la voie royale pour entrer en école de commerce", et un bachelor en management. Aujourd’hui, en troisième année du bachelor en management de TBS education, l’étudiante ne regrette pas son choix. "Je n’avais pas envie d’attendre deux ans pour faire de la négociation, du marketing et entrer dans le vif du sujet."

Le bachelor s’adresse "aux élèves qui ont envie de mettre les mains dans le cambouis", confirme Agnès Plessis-Brandi, directrice du bachelor digital et business development de Grenoble EM. Il faut avoir "envie de concret" et adopter rapidement une attitude professionnelle. Entrer en bachelor, c’est faire des stages en entreprise dès la première année. Une expérience à l’étranger est même souvent exigée au cours des trois premières années.

Les bachelors en management pour les plus matures

Le bachelor "demande de faire des choix très vite", sur le plan professionnel et de la scolarité (choix de stage, de destination à l’étranger), avertit Agnès Plessis-Brandi. L’enjeu est de construire son projet professionnel.

Cela requiert une certaine maturité. "Le pilote de l’avion, c’est l’étudiant". En prépa, on peut considérer que l'élève est sur "des rails", l'on "se pose moins de questions", note la directrice de formation. De plus, les élèves de bachelor ont accès à une vie étudiante intense, avec des engagements associatifs et des événements festifs. Pour les élèves de prépa, cela arrive plus tard, une fois intégrés dans une grande école.

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En prépa, vers les concours en écoles de commerce post-CPGE

Car la prépa économique (prépa ECG pour économique et commerciale, voie générale ou prépa ECT pour économique et commerciale, voie technologique) prépare, en deux ans, à des concours pour entrer dans un PGE (programme Grande école) de trois ans.

Elle laisse plus de temps pour répondre à certains questionnements, à commencer par le choix de l’école. "À l’issue du concours, les étudiants peuvent souvent intégrer plusieurs écoles et ils choisissent celle qui leur plaît le plus", explique Alain Joyeux, président de l’APHEC (Association des professeurs de préparatoires économiques et commerciales).

Ces concours peuvent "faire peur", reconnaît-il, mais ils sont aussi "la garantie du succès". "La pression que l’étudiant se met dépend de ses ambitions", précise le président de l'association.

Côté pédagogie, la prépa convient donc mieux "à quelqu’un qui aime découvrir des connaissances académiques, à qui le travail ne fait pas peur. Quelqu’un qui aime l’école", résume Alain Joyeux, également professeur en prépa ECG, à Montpellier (34).

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Des temporalités différentes

Les élèves de prépa s’engagent donc dans un cycle de cinq ans d’études, même si des passerelles sont toujours possibles, notamment à l'université.

Pour certains, le bachelor répond à une stratégie permettant d'obtenir un premier diplôme à bac+3 et de se rassurer pour pousser finalement jusqu'au bac+5. "On peut quand même passer des concours pour entrer dans des PGE ou des masters", précise Léa. Pour ceux qui sont sûrs de leur choix professionnel, l'insertion est possible. "Je pourrais travailler en sortie de bachelor", ajoute l'étudiante.

Des coûts différents mais des perspectives d'emploi proches

Sélectives, ces deux formations n’ont pas le même coût. Pour les deux ans de prépa dans un lycée public, comptez le prix d’une inscription en licence à l'université, soit 170 euros. Pour une année de bachelor, les frais de scolarité varient entre 3.500 et 14.000 euros.

En matière d'insertion professionnelle, malgré leurs différences, la prépa et le bachelor peuvent, in fine, conduire aux mêmes secteurs et à des métiers proches. Choisir entre les deux formations est avant tout une affaire de personnalité, de profil de l’élève et de projet d'études et professionnel. " Tout dépend des envies de chacun", conclut Agnès Plessis-Brandi.

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