SIGEM 2021 : après leur affectation en école de commerce, les étudiants se projettent vers un avenir sécurisé

Par Thibaut Cojean, publié le 29 Juillet 2021
5 min

Ils rêvaient de finance, de relations internationales ou d’institutions culturelles. Désormais affectés dans une grande école de commerce, les étudiants peuvent se projeter vers un avenir presque tout tracé.

Une semaine après les résultats du SIGEM 2021, la procédure d’affectation en écoles de management, les étudiants ont eu le temps de célébrer leur admission ou de digérer leur déception. Ils se tournent déjà vers leurs trois prochaines années d’études, leurs stages et semestres à l’étranger et, pour certains, leurs carrières.

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Après l'intégration d'une école de commerce, des perspectives rassurantes

"Maintenant que je sais quelle école je vais intégrer, je peux plus facilement me projeter", souffle Yovan. Le jeune homme qui a "pour ambition de travailler dans la finance" est admis à l’Edhec. Une bonne affection car il considère qu’elle lui assure une "insertion professionnelle quasi certaine".

Si son admission à HEC a été tellement inattendue qu’elle appelle l'établissement "pour leur dire qu’ils avaient fait une erreur", Alice se dit également très satisfaite car "les écoles les plus cotées permettent de faire à peu près ce qu’on veut". L’étudiante en prépa à Saint-Maur-des-Fossés (94) compte notamment sur l’important réseau pour trouver des stages et tester différents secteurs, comme l’innovation et le développement durable.

Quant à Louis, il salue lui aussi le "gros réseau alumni de Neoma, pratique pour trouver des postes". Les relations de sa future école consolent cet étudiant, qui n’a pas pu intégrer Skema malgré une bonne moyenne qui lui aurait suffi l’année dernière. Il pense s’orienter vers la finance et compte sur une première année assez générale pour "éclairer [son] choix".

Un soulagement, après une année de prépa particulièrement stressante

Savoir son avenir assuré par le prestige et le réseau de son école constitue un soulagement pour de nombreux élèves. "Avoir HEC est vraiment une revanche, avoue Alice. Surtout après une année difficile avec les confinements." "Dans le contexte sanitaire actuel, les concours étaient une pression permanente et il était facile de décrocher", appuie Yovan. Paul a pour sa part jugé la procédure SIGEM "un peu brouillon" : "J’étais stressé à cause de la stratégie des vœux, même si on nous a dit de ne pas en avoir, beaucoup hésitaient jusqu’au dernier moment."

Après un tour de France des oraux d’admission, les étudiants ont en effet pu classer les écoles par ordre de préférence. Ainsi, Paul ne rejoindra pas l’emlyon par hasard. "Ce qui m’intéresse, ce sont les cours à la carte dès la première année", explique-t-il. Sûr de son projet, il va prendre des cours en lien avec les relations internationales, la géopolitique et la finance, et laisser le marketing de côté.

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L'enjeu de la mobilité en école de commerce

Et après deux années marquées par la crise sanitaire, qui a poussé certains élèves à volontairement "cuber" leur dernière année de prépa, une autre perspective apporte de la satisfaction : la mobilité. Blanche, qui rejoindra l’ESCP, prévoit déjà un semestre à Londres et un autre à Berlin. Cette passionnée de comédies musicales pourra y peaufiner son projet de travailler dans l’industrie culturelle.

La majorité des étudiants n’a pas attendu leur inscription pour scruter les partenariats avec les universités étrangères. Ainsi, si Louis hésite entre la Chine ou les États-Unis, Paul sait qu’il ira en Allemagne "pour devenir bilingue". Quant à Ance, son avenir s’écrira au Japon. Admise à Audencia, cette étudiante orléanaise va pouvoir concrétiser son envie professionnelle de "travailler dans le monde de l’édition de mangas". Tout est prévu : le parcours thématique entrepreneuriat, la LV3 japonais et le double diplôme à Nagoya.

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