1. Diplômés de grandes écoles, ils ont changé de voie
Décryptage

Diplômés de grandes écoles, ils ont changé de voie

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Ils ont rejeté les carrières toutes tracées qui s’offraient à eux pour suivre leur passion, leur engagement, leurs convictions… Récit et décryptage de parcours en rupture.

À l’âge de 28 ans, Quentin a choisi de démissionner d’un poste de consultant chez PricewaterhouseCoopers pour travailler dans une association de réinsertion par le sport de jeunes en difficultés sociales. Diplômé de HEC, avec un père énarque et deux frères sortis l’un de Centrale Paris, l’autre de l’ESSEC, le jeune homme a pris conscience qu’il n’était "pas fait pour rester dans l’univers du consulting". Deux expériences humanitaires pendant ses études, en Inde puis au Bénin,  ont sans doute contribué à faire vaciller un plan de carrière trop prévisible. Prêt à assumer les conséquences de son choix, dont une baisse de près de la moitié de son salaire, ce jeune homme explique simplement ce tournant : "Je veux porter des projets dans lesquels je me retrouve, des projets d’intérêt général."
 

"Se retrouver", "donner du sens à sa vie"…

 
voilà autant d’arguments avancés par ces diplômés qui décident de rompre avec un avenir (trop ?) bien assuré pour assumer un choix personnel a priori plus incertain, qu’il s’agisse d’un projet social, humanitaire, artistique, voire spirituel. Nombreux y pensent. Rares sont ceux qui passent à l’acte. Et pourtant, la tentation est forte.

Sommaire du dossier
Changer de voie n’a rien d’exceptionnel Oser grâce à son diplôme Témoin : Hakara, polytechnicien devenu directeur d'une ONG Témoin : Julien, diplômé de HEC devenu artiste Témoin : Christine, diplômée de l'ESSEC devenue religieuse