1. Témoin : Hakara, polytechnicien devenu directeur d'une ONG
Témoignage

Témoin : Hakara, polytechnicien devenu directeur d'une ONG

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Ils ont rejeté les carrières toutes tracées qui s’offraient à eux pour suivre leur passion, leur engagement, leurs convictions… Récit et décryptage de parcours en rupture.

Hakara Tea, a 33 ans. Ancien polytechnicien, il est aujourd’hui directeur des projets de l’ONG (Organisation non gouvernementale) Passerelles numériques : "J’ai compris que j’avais le choix"

De Polytechnique à Stanford, le CV de Hakara Tea aligne les établissements d’enseignement supérieur les plus prestigieux. Ce Français d’origine cambodgienne en convient : "Pour avoir une carrière assurée, j’avais tout misé sur les études sans vraiment réfléchir au-delà. "Une fois diplômé, il rentre dans un cabinet de conseil en stratégie. Une entreprise qui ne fait appel qu’à la crème de la crème des diplômés, mais où règne "une ambiance peu enthousiasmante".

Deux ans plus tard, un plan de licenciement bouleverse sa vie. "J’ai saisi l’opportunité pour rembourser mes emprunts et recommencer à zéro, raconte l’ancien consultant. Ces deux années m’ont donné confiance. J’ai compris que je me revendrais facilement sur le marché du travail. Je pouvais choisir ce que je voulais faire de ma vie !"

Le jeune homme décide alors d’effectuer une mission humanitaire au Cambodge pour enfin connaître le pays de ses parents. "Cette expérience m’a ouvert les yeux sur ce que je pouvais apporter au monde de l’humanitaire. Les projets de développement ont besoin de personnes comme moi qui savent gérer des équipes, monter des projets, trouver des partenariats." Toujours soucieux de profiter des opportunités, Hakara Tea enchaîne les expériences : un poste dans une start-up, puis des missions en Afghanistan.

Il revient au Cambodge en 2005 pour monter Passerelles numériques, une association qui forme de jeunes Cambodgiens défavorisés aux métiers de l’informatique. Trois ans plus tard, le centre de formation fonctionne et accueille 250 étudiants. "Aujourd’hui beaucoup plus épanoui que dans le conseil", Hakara Tea ne compte pas s’arrêter là. Il travaille à l’ouverture de centres similaires au Vietnam et aux Philippines. Son ambition désormais ? "Aider un maximum de jeunes."

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