1. Une école d'ingénieurs sans le bac S ? Tentez votre chance !
Décryptage

Une école d'ingénieurs sans le bac S ? Tentez votre chance !

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L'UTBM recrute chaque année des bacheliers non titulaires d'un bac S, en première année du cycle préparatoire. Ils disposent, sur les deux premières années de formation, d'un accompagnement personnalisé. // © Marc Barral Baron / UTBM
L'UTBM recrute chaque année des bacheliers non titulaires d'un bac S, en première année du cycle préparatoire. Ils disposent, sur les deux premières années de formation, d'un accompagnement personnalisé. // © Marc Barral Baron / UTBM

En école d’ingénieurs, 9 étudiants sur 10 sont titulaires d’un baccalauréat scientifique. Malgré cette prédominance incontestable, les établissements s’ouvrent à d’autres profils, accueillant des bacheliers généraux d'autres séries, des bacheliers technologiques et même quelques bacs pro. L’Etudiant a recueilli le témoignage et les conseils de 4 d’entre eux. Une école d’ingénieurs sans bac S : un parcours possible… à condition d’être plus que motivé.

Sans bac S, point de salut ? Pour intégrer une école d'ingénieurs, le profil scientifique est encore et toujours le plus prisé, qu'il s'agisse d'une intégration après le bac ou après un bac+2. Malgré tout, depuis quelques années, les établissements ouvrent leurs formations à des profils plus variés. La preuve la plus flagrante ? Le recrutement hors CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), qui concerne désormais 60 % des effectifs.

Du côté du bac, les flux sont encore modestes. Après le bac S, c'est le bac STI2D qui est le plus représenté, détenu à la rentrée 2015 par près de 7 % des nouveaux étudiants.

Pour attirer ce public, les concours d'entrée proposent des voies spécifiques pour les bacheliers technologiques et généraux. C'est le cas de Geipi-Polytech, ou encore du concours Avenir, qui, pour la rentrée 2016, ouvre 95 places aux STI2D. Le concours Alpha, quant à lui, réserve 15 places aux STL, 135 aux STI2D et 30 aux ES.

Sommaire du dossier
Norman, du bac STI2D à Polytechnique : “Travailler d’arrache-pied… sans sacrifier la vie associative” Farid, du bac pro à Centrale Marseille : “Je suis un élève ingénieur comme un autre” Charles, du bac ES à HEI : “L’accompagnement des profs est un énorme plus” Claire, du bac L à l'UTBM : “Des cours de mathématiques contre des cours de dessin”