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Portrait

Farid, du bac pro à Centrale Marseille : “Je suis un élève ingénieur comme un autre”

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Farid, étudiant à Centrale Marseille. // © Photo fournie par le témoin
Farid, étudiant à Centrale Marseille. // © Photo fournie par le témoin

Titulaire d'un BEP puis d'un bac professionnel, Farid, 22 ans, a intégré une école d'ingénieurs en se laissant guider par sa “curiosité”. Étudiant motivé et très impliqué dans la vie associative de son établissement, il reconnaît devoir redoubler d'efforts pour garder le rythme.

Intéressé par l'électronique, Farid a construit son parcours pas à pas, étape après étape. Durant son BEP (brevet d'études professionnelles) métiers de l'électrotechnique, le jeune homme s'épanouit et prend goût aux études. “J'avais choisi ce cursus car je pensais ne pas avoir les connaissances et compétences suffisantes pour rejoindre une filière générale ou technologique, raconte le jeune Marseillais. Durant mon BEP, j'ai découvert que mon niveau n'était pas si mauvais que ça !”

Grâce à la proviseure de son lycée, il découvre l'existence au lycée Antonin-Artaud de Marseille d'une CPES (classe préparatoire aux études supérieures ou scientifiques). Ces formations, généralement d'une durée de 1 an, sont ouvertes aux élèves issus de milieu modeste ou de filières technologiques et professionnelles. Elles permettent d'intégrer ensuite une CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) classique. “J'y suis vraiment allé par curiosité, pour voir de quoi j'étais capable”, relate Farid. Le rythme est soutenu, le jeune homme doit compenser des lacunes par rapport aux élèves issus d'un bac technologique.

Moyennant des heures de soutien personnalisé organisées chaque soir, il gagne en confiance et prend ses marques. Au point d'obtenir en fin d'année une place en CPGE TSI (technologies et sciences de l'ingénieur) dans son lycée.

“Quelques difficultés en chimie”

Sur les 30 étudiants, 5 sont issus de bac pro. “Dans certaines matières, notamment en sciences de l'ingénieur, je m'en sortais très bien”, constate le jeune homme, qui obtient alors des notes “bonnes mais pas fulgurantes”.

Lorsque sonne l'heure des concours d'entrée en école d'ingénieurs, Farid vise l'École des mines ParisTech, mais également l'ISAE-SUPAERO, Arts et Métiers et Centrale Marseille. Il obtient un ticket d'entrée pour ces deux dernières écoles et choisit de rester dans sa région natale. “Je ne regrette pas mon choix, concède-t-il. Ici, on me considère comme les autres élèves, il n'existe pas de différence de traitement.”

Très impliqué dans la vie associative de l'école d'ingénieurs, Farid y puise une source de motivation, essentielle pour compenser les difficultés rencontrées en cours et garder sa motivation intacte.

Ses conseils. “Il est clair qu'il existe une différence de niveau entre étudiants, selon le cursus suivi avant d'entrer en école d'ingénieurs. Certains vont être plus à l'aise en chimie, d'autres en physique ou en mécanique. Malgré les difficultés, il faut travailler de façon régulière et ne pas abandonner."

Le parcours de Farid
2009-2010 : BEP métiers de l'électrotechnique.
2010-2012 : bac pro ELEEC.
2012-2013 : CPES, lycée Antonin-Artaud, Marseille (13).
2013-2015 : CPGE TSI, lycée Antonin-Artaud, Marseille (13).
Rentrée 2015 : École centrale Marseille.

Pour aller plus loin : Classement des écoles d'ingénieurs : comment ils ont choisi leur école / Entrer en écoles d’ingénieurs après le bac : portrait-robot du parfait candidat / Admissions parallèles : entrer dans une grande école sans passer par la prépa

Sommaire du dossier
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